Le crime, histoire d'amour, paru début 2016, constituait un pas de côté dans l’œuvre de Arni Thorarinsson (voir la chronique ici). Dans cette histoire tragique, on avait délaissé le héros récurrent de Thorarinsson, le journaliste Einar. Le revoici au premier plan dans Treize jours.
Einar se débat entre deux histoires d'amour : sa liaison dangereuse avec l'ex-banquière Margret Karlsdottir, recherchée par la police pour malversations, et son histoire avec sa collègue du Journal du Soir, Sigurbjörg. La situation du quotidien est délicate : son directeur de la rédaction, Hannes, vient de mourir prématurément, les prédateurs se précipitent, il faut nommer un nouveau directeur, vite... Essayer de constituer un ensemble de petits actionnaires pour faire face au financier qui menace l'intégrité du journal. Bref, symboliquement, sauver la liberté de la presse, rien de moins... Einar est, à première vue, le mieux placé pour prendre la place de direction, puisqu'il en assume les fonctions depuis un certain temps déjà. Mais Einar et le pouvoir, ça ne fait pas bon ménage...