Laurent Guillaume m'a eue. Nuit presque blanche avec son nouveau roman,
Black Cocaïne. Nous sommes au Mali, à Bamako, en 2009. Souleymane Camara, dit Solo, ex des Stups français, métis de mère française et de père malien, s'est installé à Bamako après une grave embrouille qui l'empêche de revenir en France, et après avoir perdu sa femme et son enfant dans des circonstances particulièrement violentes. Aujourd'hui, il est détective privé et vit plutôt bien de ses enquêtes "adultères et divorces". Il habite avec le vieux Drissa, son "gardinier", son seul ami. Entre en scène la très belle Faten Tebessi, avocate en France, venue faire libérer sa soeur Bahia qui a eu la mauvaise idée de jouer les mules pour des trafiquants et, pire encore, de se faire prendre. Jeu d'enfant pour Solo qui a ses entrées dans la police et chez les officiels. Las, Bahia n'aura pas le temps de profiter de sa liberté toute neuve : 24 heures après sa libération, on la retrouve morte, la gorge tranchée. Un peu beaucoup, se dit Solo, pour une simple mule. Effectivement. C'est parti pour une puissante aventure noire et chaude.