Commençons cette chronique par un aveu, presque une déclaration d'amour : Philippe Garnier, Havrais né en 1949, m'a servi de guide, de mentor, que sais-je encore à l'époque où dans les tristes banlieues parisiennes, le roman et le film noir n'étaient pas les bienvenus dans les conversations de lycéens et d'étudiants... Garnier, grâce à ses papiers et interviews musicaux, littéraires et cinématographiques parus dans Rock & Folk et dans Libération, puis à ses livres et à ses participations à la mythique émission Cinémas, cinémas, à ses traductions, a en quelque sorte déniaisé la timide étudiante en anglais que j'étais pour lui révéler les vénéneux délices de la littérature noire américaine... Philippe Garnier fait donc partie des rares journalistes dont la seule signature suffit à me faire acheter les yeux fermés, et lire les yeux grand ouverts, tant qu'à faire.
