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25 avril 2017

Andreï Doronine, l’interview en roue libre

 
Thierry Marignac, Andreï Doronine et Pierre Fourniaud
Andreï Doronine est un sacré personnage... L'allure d'un lutin capable d'apparaître et de disparaître à volonté, l'expression étonnée et un peu méfiante de quelqu'un qui se demande ce qu'on lui veut, et puis finalement, finalement... Andreï Doronine est, surtout, un auteur singulier, et sa parole est à la hauteur de ses mots sur le papier, ce qui n'est pas peu dire (voir ici la chronique de son Transsiberian Back2Black). Après avoir lu des extraits de son recueil de nouvelles pour les lecteurs de la Librairie du Globe, il a bien voulu se prêter au jeu des questions et des réponses, qu'il en soit remercié. Un grand merci aussi à son traducteur et directeur de collection, Thierry Marignac, qui a su faire passer bien davantage que des mots, et à Pierre Fourniaud, son éditeur, pour avoir permis cette rencontre... et participé activement à l'interview.

19 avril 2017

Andreï Doronine, "Transsiberian Back to Black" : drôle comme la mort

Qui est donc Andreï Doronine ? La quatrième de couverture du livre nous donne peu d'indices : né en 1980, ex-toxico, époux d'Olga Marquez, chanteuse d'un groupe de musique populaire en Russie et en Ukraine. Voilà. Rien qui laisse vraiment soupçonner la nature des textes qui s'offrent à nous dans ce Transsiberian Back to Black, recueil de nouvelles noires qui vient rejoindre ses prédécesseurs signés  Kozlov et Constantinov dans la collection Zapoï, qui n'a probablement pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs.

Transsiberian Back to Black, c'est un peu comme une parade de cirque. Les histoires qui y sont racontées nous font peur, nous glacent le sang, et finalement, à notre grande honte, nous font sourire. Tout comme au cirque, on a beau craindre pour l'acrobate ou le dompteur, c'est un plaisir coupable qui gagne. Tout comme au cirque, les odeurs sont fétides, on respire les effluves du sang et des sueurs froides, et pourtant on reste là, fasciné, conscient d'avoir devant nous, sous les mots, un objet singulier, dérangeant, touchant, et dénué de toute pose littéraire. 

22 octobre 2016

ZAPOÏ, collection enivrée et enivrante, la Russie contemporaine en noir et rouge

Zapoï : nom russe masculin qui désigne une période d'ivresse continue, de deux jours ou plus, pendant laquelle on est exclu de la vie normale.

Thierry Marignac et Pierre Fourniaud, les coupables
ZAPOÏ, c'est une nouvelle collection passionnante qui fait son entrée dans le paysage littéraire. De la fiction et de la non-fiction russe, c'est gonflé... Et pourtant, on sait tellement peu de choses sur ce qui se passe réellement en Russie depuis 30 ans qu'il était temps qu'un éditeur se penche sur la question.  Cette collection est née d'une rencontre, celle d'un éditeur, Pierre Fourniaud (La Manufacture de livres), et d'un auteur-traducteur qui est aujourd'hui son directeur de collection, Thierry Marignac. Deux noms qui sont familiers à tous ceux qui s'intéressent à la littérature, quelle que soit sa couleur... La collection démarre fort, avec le roman de Vladimir Kozlov, Guerre, et le livre d'Andreï Constantinov, Banditsky Petersbourg.

J'ai voulu en savoir plus sur ce que ces deux-là avaient derrière la tête. Voici donc une interview en roue libre, vraiment. Avec de belles histoires dedans...

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