Je viens d'apprendre la mort de William McIlvanney, et la tristesse est grande. Rencontré en mai au Goéland masqué, il avait eu la gentillesse de répondre à quelques questions. C'est grâce à Ian Rankin que j'avais découvert McIlvanney il y a quelques années, et je ne le remercierai jamais assez pour ça, comme pour le reste. En hommage au gentleman writer, lui laisser la parole me semble le meilleur moyen de dire ce que la littérature noire lui doit, en Ecosse et ailleurs.
Le Goéland masqué 2015 a eu l'excellente idée d'inviter le grand William McIlvanney. A la suite de la table ronde dont vous trouverez ici le compte rendu, j'ai eu envie de lui poser quelques questions supplémentaires. Je l'ai donc attrapé au vol, et il m'a répondu de bonne grâce, avec l'élégance et l'acuité qu'on lui connaît. Que cette mini-interview donne envie à ceux qui ne le connaissent pas de découvrir un immense auteur, c'est tout le mal que je me souhaite !
Les voix que vous avez entendues, que vous évoquiez lors de la table ronde de tout-à-l'heure, vous disiez qu'elles vous avaient révélé qu'il fallait que votre personnage soit un "dur". Était-ce la seule raison qui vous a amené à faire de Laidlaw un policier?
Non, bien sûr. Il fallait que Laidlaw soit un policier parce qu'il fallait qu'il puisse pénétrer toutes les couches de la société, y compris les plus cachées et les plus sombres.
L'actualité totalement subjective du roman policier et du roman noir, films, salons, rencontres avec des auteurs,...
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5 décembre 2015
7 juin 2015
William McIlvanney et Sam Millar au Goéland masqué
Sam Millar et William McIlvanney |
Le Goéland masqué 2015 s'est terminé il y a presque quinze jours, et cette édition était une vraie réussite. L'équipe de bénévoles a encore une fois assuré une organisation à la fois efficace et chaleureuse, les invités, nombreux et de qualité, ont attiré un nombre grandissant de lecteurs, les animations permettant soit de faire la connaissance d'auteurs inconnus soit d'entendre s'exprimer des écrivains lus, aimés et qu'on avait plaisir à retrouver "pour de vrai" dans un contexte festif.
Hervé Delouche, Roger Helias, William McIlvanney et les traducteurs, qui me pardonneront de n'avoir pas mémorisé leurs noms. Une lacune réparée s'ils me les communiquent! |
Le grand William McIlvanney, dont la trilogie des Laidlaw vient de ressortir chez Rivages, était visiblement ravi d'être là et de rencontrer son public français. Morceaux choisis de son entretien avec Roger Hélias et Hervé Delouche, qui démarre en évoquant le roman qui a fait connaître McIlvanney, Docherty (Rivages).
"Le contexte de l'écriture de Docherty ? C'est celui dans lequel j'ai vécu : toute ma famille travaillait dans les mines, c'était mon quotidien. Ils racontaient des histoires incroyables : des bagarres, ou celle de cet homme qui utilisait une ampoule électrique pour allumer sa cigarette. Toutes ces histoires me paraissaient tellement fantastiques qu'il m'a semblé qu'il fallait en conserver une trace. Docherty, pour moi, c'est un témoignage de la vie des ouvriers de l'époque.
L'écriture, pour moi, c'était principalement un témoignage de ce que ça représentait d'être vivant à cette époque-là. C'était une célébration de la culture ouvrière, sans misérabilisme, un témoignage sur cette vie qui était sur le point de disparaître.
"Le contexte de l'écriture de Docherty ? C'est celui dans lequel j'ai vécu : toute ma famille travaillait dans les mines, c'était mon quotidien. Ils racontaient des histoires incroyables : des bagarres, ou celle de cet homme qui utilisait une ampoule électrique pour allumer sa cigarette. Toutes ces histoires me paraissaient tellement fantastiques qu'il m'a semblé qu'il fallait en conserver une trace. Docherty, pour moi, c'est un témoignage de la vie des ouvriers de l'époque.
L'écriture, pour moi, c'était principalement un témoignage de ce que ça représentait d'être vivant à cette époque-là. C'était une célébration de la culture ouvrière, sans misérabilisme, un témoignage sur cette vie qui était sur le point de disparaître.
1 juin 2015
Deux Anglais dans un bar breton : Martyn Waites et Graham Hurley (Le Goéland masqué 2015)
Ce jour-là, le bar "Chez Cathy", à Saint-Guénolé, était plein comme un oeuf à l'heure de l'apéro. Il accueillait les deux auteurs anglais Graham Hurley et Martyn Waites, interviewés par Ida Mesplède et Hervé Delouche dans le cadre du Festival du Goéland masqué.
Le premier roman de Martyn Waites publié en français par Rivages, Né sous les coups, a beaucoup marqué les esprits. Il y est question de la funeste année 1984, celle des luttes des mineurs, celle de la victoire de Margaret Thatcher (voir la chronique ici et l'interview de Martyn Waites là).
Quant à Graham Hurley, il est l'auteur d'une série de romans située à Portsmouth. Son héros l'inspecteur Faraday est un personnage particulièrement attachant. Veuf, père un garçon sourd et muet, c'est un homme intègre, plutôt solitaire. La série a d'ailleurs été adaptée à la télévision française sous le titre Deux flics sur les docks. Les épisodes ont été transposés au Havre, et l'inspecteur Faraday est joué par Jean-Marc Barr. Les scénaristes lui ont adjoint un acolyte, le capitaine Winckler, joué par Bruno Solo.
Morceaux choisis.
Le premier roman de Martyn Waites publié en français par Rivages, Né sous les coups, a beaucoup marqué les esprits. Il y est question de la funeste année 1984, celle des luttes des mineurs, celle de la victoire de Margaret Thatcher (voir la chronique ici et l'interview de Martyn Waites là).
Quant à Graham Hurley, il est l'auteur d'une série de romans située à Portsmouth. Son héros l'inspecteur Faraday est un personnage particulièrement attachant. Veuf, père un garçon sourd et muet, c'est un homme intègre, plutôt solitaire. La série a d'ailleurs été adaptée à la télévision française sous le titre Deux flics sur les docks. Les épisodes ont été transposés au Havre, et l'inspecteur Faraday est joué par Jean-Marc Barr. Les scénaristes lui ont adjoint un acolyte, le capitaine Winckler, joué par Bruno Solo.
Morceaux choisis.
Ida Mesplède, Graham Hurley, Martyn Waites et Hervé Delouche |
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