Les réseaux sociaux et la presse bruissent de partout au moment où Netflix sort son film star de l’année, The Irishman, de Martin Scorsese. On pense ce qu’on veut du fait que ce film sort sur cette plate-forme, privant ainsi le commun des mortels d’une vision en salle. On pense ce qu’on veut de la CGI (computer-generated imagery), cette technique qui permet de rajeunir le visage des acteurs, dont Scorsese affirme lors d’une récente conférence de presse « qu’il s’agit d’une évolution du maquillage, ni plus ni moins » (voir vidéo ci-dessous).
En lisant les différentes interviews données par le réalisateur à ce propos, on comprend vite qu’il a résumé par une pirouette, la démarche qui l’a mené à ce choix… Côté spectateur, on est confronté à un dilemme : d’un côté, le côté un peu figé des visages passés à la CGI ; de l’autre, LA question : quand on a affaire à un trio d’acteurs comme De Niro, Pacino et Pesci, comment imaginer de s’en passer pendant les trois quarts du film ? Car l’un des événements de cette sortie est bien la cohabitation de trois monstres sacrés du cinéma, et, enfin, l’arrivée de Al Pacino dans l’univers de Scorsese. Comme s’il avait toujours été là, alors que Scorsese confirme qu’il n’avait jamais eu les moyens de l’engager auparavant…