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1 décembre 2019

"The Irishman" : à voir, à lire

Les réseaux sociaux et la presse bruissent de partout au moment où Netflix sort son film star de l’année, The Irishman, de Martin Scorsese. On pense ce qu’on veut du fait que ce film sort sur cette plate-forme, privant ainsi le commun des mortels d’une vision en salle. On pense ce qu’on veut de la CGI (computer-generated imagery), cette technique qui permet de rajeunir le visage des acteurs, dont Scorsese affirme lors d’une récente conférence de presse « qu’il s’agit d’une évolution du maquillage, ni plus ni moins »  (voir vidéo ci-dessous).

En lisant les différentes interviews données par le réalisateur à ce propos, on comprend vite qu’il a résumé par une pirouette, la démarche qui l’a mené à ce choix… Côté spectateur, on est confronté à un dilemme : d’un côté, le côté un peu figé des visages passés à la  CGI ; de l’autre, LA question : quand on a affaire à un trio d’acteurs comme De Niro, Pacino et Pesci, comment imaginer de s’en passer pendant les trois quarts du film ? Car l’un des événements de cette sortie est bien la cohabitation de trois monstres sacrés du cinéma, et, enfin, l’arrivée de Al Pacino dans l’univers de Scorsese. Comme s’il avait toujours été là, alors que Scorsese confirme qu’il n’avait jamais eu les moyens de l’engager auparavant… 

15 avril 2012

Un film, un soir - Les gangs de New York au milieu du XIXe siècle vus par Martin Scorsese

Le hasard fait bien les choses, puisque cette fois-ci c'est sur Gangs of New York, chef-d’œuvre incontestable et pourtant contesté par la critique en son temps, que je suis tombé. Monument du cinéma des années 2000, cette fresque shakespearienne respectant la fameuse unité de lieu si chère au théâtre classique nous plonge dans une Amérique en pleine guerre civile au sein de ce qui va devenir Manhattan. Le face à face Leonardo di Caprio et Daniel Day Lewis est traité comme une tragédie antique avec son cortège de personnages hauts en couleur qui ont troqué la toge contre de superbes pantalons à carreaux, dans un contexte historique qui bien que spectaculaire, n'en est pourtant représenté que sous la forme de quelques lignes dans les livres d'histoire.

22 janvier 2012

Scorsese par Scorsese, un livre trésor

Si vous aimez le roman noir et le polar, alors vous aimez forcément Martin Scorsese. Mean Streets, Les Affranchis, Taxi Driver, Les Gangs de New York, Casino, Shutter Island... Peu de réalisateurs contemporains peuvent s'enorgueillir d'avoir à leur actif autant de films qui constituent de véritables repères dans l'histoire du cinéma, à plus d'un titre. Les Cahiers du cinéma viennent de publier une véritable somme baptisée Scorsese par Scorsese et signée Michael Henry Wilson. L'objet en lui-même est imposant : un pavé relié de 330 pages au format 24 x 28, une jaquette tout en dégradé de noir, de gris et d'argent, une mise en page sophistiquée, une typographie travaillée, un papier couché particulièrement bien adapté à la mise en valeur des innombrables photos qui illustrent l'ouvrage. Bref, un travail d'édition comme on aimerait en voir plus souvent.

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