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1 septembre 2016

Michel Embareck, "Jim Morrison et le diable boiteux" : la nostalgie fait mal

On connaît le goût prononcé de Michel Embareck pour la musique, et particulièrement le blues et le rock américains. De son propre aveu, ce qui se passait de l'autre côté de la Manche l'intéresse nettement moins... Il fait la preuve ici à la fois de son érudition en la matière, de sa passion pour la chose et d'une imagination réjouissante. Et en profite au passage pour mettre un bon coup de pied au derrière de la nostalgie et de son avatar contemporain, vous savez, ce qu'on appelle l'esprit « vintage ».

L'histoire que Michel Embareck va nous raconter passe par plusieurs points de vue. On commence fin 1968 avec Clara Morrison, la mère de Jim qui n'a pas eu de ses nouvelles depuis un bon bout de temps. Et ça n'est pas plus mal, car quand il donne de ses nouvelles, elles sont rarement bonnes. Là, Jim est dans le coin, en Floride, et il se propose de venir regarder le Elvis Show à la télé avec sa maman, en bon fils qu'il est. Quand il arrive, sale comme un peigne, l'haleine chargée, c'est sûr qu'on est loin de l'image du fils modèle tel que se l'imagine Mme Morrison mère, qui se demande ce qu'elle a bien pu rater. 

23 mai 2016

Le goéland masqué 2016 : une réussite, contre vents et marées !

Le week-end dernier, le Goéland masqué déployait ses ailes pour la 16e fois, sous la houlette du Président de l'Association, Roger Hélias, et avec toute l'énergie mise en œuvre par une formidable équipe de bénévoles. Le thème choisi, "Polar et rock", a fait l'objet de plusieurs tables rondes, mais aussi de concerts particulièrement appréciés dans les différents sites partenaires du festival. Un retour en images sur une manifestation qui, malgré des défections de dernière minute, a su conserver toute son énergie et offrir aux visiteurs un programme riche, original et festif. Une raison de plus pour réserver votre week-end de Pentecôte 2017 : si Penmarch' est au bout du monde, pour certains, c'est surtout un lieu magnifique, un bord de mer dont certains festivaliers savent profiter - je pense à certaine éditrice qui s'est offert une petite baignade en mer, elle se reconnaîtra - et surtout un festival ancré dans son territoire mais ouvert au monde et où les auteurs sont accueillis et choyés, en famille en quelque sorte ! A saluer aussi, la fidélité des collectivités et des instances politiques locales qui, clairvoyantes, renouvellent leur confiance à une manifestation qui a su se faire une place bien à elle parmi les nombreux festivals de polar.

La table ronde inaugurale, Polar et rock, avec Roger Hélias, Hervé Delouche, Michel Embareck et Dominique Delahaye (au moment de la photo, Serguei Dounovetz n'était pas encore arrivé...) au bar Try Men de Saint-Guénolé

Michel Embareck et Dominique Delahaye

Roger Hélias et Hervé Delouche

Patrick Raynal donne l'exemple.

Michel Embareck et Serguei Dounovetz

Leye Adenle

L'inauguration et la remise du prix du premier roman par Jean-Bernard Pouy à Sophie Hénaff (absente pour cause... d'accouchement) représentée par Stéfanie Delestré (Albin Michel) pour "Poulets grillés"

L'inauguration et la remise du prix du premier roman
La dictée noire de Marin Ledun (photo (c) Le Goéland masqué)

Penmarch', le phare d'Eckmühl


Penmarch', la plage. Et le ciel bleu

13 septembre 2015

Personne ne court plus vite qu'une balle, sauf la plume de Michel Embareck

Tiens, si on démarrait cette chronique par une équation ?

Vous êtes fan de Manu Chao + Vous n'avez pas le sens de l'humour = passez votre chemin

Car voyez-vous, Michel Embareck commence son roman en se débarrassant d'un chanteur altermondialiste à bonnet péruvien et pantalon feu de plancher. Il a beau l'appeler Flaco Moreno... Le malheureux est retrouvé pendouillant lamentablement le long d'une façade à La Nouvelle Orléans. Quelle drôle d'idée de se pendre à l'extérieur ! Dans un grenier, une grange, une cave, une chambre sinistre, on comprendrait. Mais là, en plein air, à la vue de tous, sans même laisser un mot d'adieu ? Allons, ça ne tient pas debout. C'est ce que se disent les parents de Flaco, qui font appel aux talents du détective Victor Boudreaux, que nous retrouvons pour la quatrième fois, après Le rosaire de la douleur, La mort fait mal et Avis d'obsèques.


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