Ce soir, la librairie Millepages de Vincennes recevait Ron Rash. Il s'est prêté au jeu des questions et des réponses, et au dialogue avec le libraire Jérôme Dejean, en compagnie de son éditrice Marie-Caroline Aubert, également interprète d'un soir, autour de son dernier roman, Par le vent pleuré (Seuil - voir la chronique ci-dessous). Morceaux choisis.
"Par le vent pleuré, c'est une histoire qui n'est simple qu'en apparence. A cet égard, j'ai beaucoup pensé à L'Etranger de Camus, que j'ai lu justement en 1969. J'ai voulu travailler sur les strates, en profondeur, faire le portrait d'un écrivain, même si c'est un écrivain raté, et aussi évoquer la fiabilité de la mémoire (...)
J'ai choisi cette année, 1969, parce qu'elle correspond à une période cruciale pour l'histoire des Etats-Unis, et aussi parce qu'avec le recul, elle me permettait d'opérer une résonance avec le temps présent. Le crime a lieu précisément le jour de l'assassinat de Sharon Tate... J'ai voulu englober toutes les années soixante en un été : la lumière, l'optimisme, l'euphorie. De la lumière à l'ombre, pour ainsi dire (...)
| Jérôme Dejean, Ron Rash et Marie-Caroline Aubert à la librairie Millepages |
Le personnage de Ligeia est un élément perturbateur, et aussi un symbole :l'héroïne d'Edgar Poe, la sirène. C'est elle qui va provoquer le conflit (...)
