
Bonne question ! The Independent a voulu aller plus loin. Constat : l'industrie du livre s'est emparée de la mode des bandes annonces. Depuis 2010, le genre fait même l'objet de compétitions et de prix très courus, comme les Moby Awards. Question : qu'a-t-elle à y gagner ? Une étude menée par le New York Times en 2010 montrait que seulement 0,2% des lecteurs interrogés avaient découvert un livre à travers une vidéo en ligne. Décourageant, non ? Alors, que faire ? La réponse n'est pas simple : tout dépend de la bande annonce. Les éditeurs ne sont pas des professionnels de l'image : résultat, des vidéos souvent médiocrement scénarisées, pas très bien filmées. Et surtout deux défauts majeurs : certaines vidéos déflorent carrément l'intrigue, et presque toutes mettent un visage sur le héros du roman, ce qui n'est pas sans danger. Un cas typique : les bandes annonces des romans de Jo Nesbo, qui cumulent les deux défauts : contenir des "spoilers" et donner un visage à Harry Hole. C'est d'ailleurs le même phénomène pour les adaptations cinématographiques, le plus bel exemple étant probablement le Jack Reacher de Lee Child, incarné par le petit Tom Cruise...