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22 juin 2022

Le Goéland masqué : retour en force pour une vingtième édition réussie


Le
Festival du Goéland masqué, après deux ans d'absence forcée, a fait son grand retour à Penmarc'h (Finistère) le week-end du 4 au 6 juin dernier. Habituée en tant que visiteuse de ce moment festif depuis de nombreuses années, j'ai tout naturellement profité de mon installation près de Penmarc'h pour rejoindre les formidables bénévoles de l'association, et du même coup pour passer de l'autre côté du miroir. Rassurez-vous, je ne vais pas vous livrer les secrets de l'organisation d'un festival, juste constater avec vous que... c'est un sacré boulot, ce qui n'étonnera personne. Le Goéland masqué souffre de deux handicaps : il se tient traditionnellement le week-end de la Pentecôte, donc en même temps que Étonnants Voyageurs à Saint-Malo, qui exerce une attraction irrésistible et naturelle pour auteurs et éditeurs. Le second handicap n'en est pas vraiment un : Penmarc'h est situé littéralement "au bout de la terre" : il faut faire l'effort d'y venir - mais les auteurs et les éditeurs qui viennent jusque-là ont tendance à y revenir. C'est bon signe ! La faute pêle-mêle à l'accueil chaleureux, aux paysages remarquables, aux langoustines savoureuses, aux bars de bord de mer et au soleil qui, une fois de plus, nous a fait l'honneur de sa présence.

Après deux ans de frustration, le Festival et ses organisateurs avaient hâte de retrouver leurs invités, auteurs et éditeurs, mais aussi le public. Pari gagné, les visiteurs étaient au rendez-vous, et les deux pôles "jeunesse" et "BD" ont trouvé un large public, tout comme les auteurs de polars qui ont pu rencontrer et échanger avec leurs lecteurs. Plus de 50 auteurs, dessinateurs et illustrateurs, une quinzaine de rencontres, des lectures, des ateliers, des prix, des animations, des concerts, des dîners au pied du phare ou au bord de l'idyllique plage de Pors Scarn : trois jours durant, le Goéland masqué a répondu aux attentes de ses visiteurs et fait la preuve que la littérature est un formidable point de rencontre.

23 mai 2016

Le goéland masqué 2016 : une réussite, contre vents et marées !

Le week-end dernier, le Goéland masqué déployait ses ailes pour la 16e fois, sous la houlette du Président de l'Association, Roger Hélias, et avec toute l'énergie mise en œuvre par une formidable équipe de bénévoles. Le thème choisi, "Polar et rock", a fait l'objet de plusieurs tables rondes, mais aussi de concerts particulièrement appréciés dans les différents sites partenaires du festival. Un retour en images sur une manifestation qui, malgré des défections de dernière minute, a su conserver toute son énergie et offrir aux visiteurs un programme riche, original et festif. Une raison de plus pour réserver votre week-end de Pentecôte 2017 : si Penmarch' est au bout du monde, pour certains, c'est surtout un lieu magnifique, un bord de mer dont certains festivaliers savent profiter - je pense à certaine éditrice qui s'est offert une petite baignade en mer, elle se reconnaîtra - et surtout un festival ancré dans son territoire mais ouvert au monde et où les auteurs sont accueillis et choyés, en famille en quelque sorte ! A saluer aussi, la fidélité des collectivités et des instances politiques locales qui, clairvoyantes, renouvellent leur confiance à une manifestation qui a su se faire une place bien à elle parmi les nombreux festivals de polar.

La table ronde inaugurale, Polar et rock, avec Roger Hélias, Hervé Delouche, Michel Embareck et Dominique Delahaye (au moment de la photo, Serguei Dounovetz n'était pas encore arrivé...) au bar Try Men de Saint-Guénolé

Michel Embareck et Dominique Delahaye

Roger Hélias et Hervé Delouche

Patrick Raynal donne l'exemple.

Michel Embareck et Serguei Dounovetz

Leye Adenle

L'inauguration et la remise du prix du premier roman par Jean-Bernard Pouy à Sophie Hénaff (absente pour cause... d'accouchement) représentée par Stéfanie Delestré (Albin Michel) pour "Poulets grillés"

L'inauguration et la remise du prix du premier roman
La dictée noire de Marin Ledun (photo (c) Le Goéland masqué)

Penmarch', le phare d'Eckmühl


Penmarch', la plage. Et le ciel bleu

5 janvier 2016

Ostende au bout de l'est : une ville, un photographe, six auteurs

Aurais-je commencé, inconsciemment, à tenir les bonnes résolutions que je n'ai pas prises ? Toujours est-il qu'en explorant mes rayonnages, je suis retombée hier sur un petit bijou découvert il y a trois ou quatre ans au détour d'un salon du polar. Ostende, c'est une ville que j'aime bien. A la fois populaire, littéraire et mélancolique, avec ses grands bateaux, ses plages à perte de vue, son ciel gris, ses mouettes, ses rues aux vitrines habitées, Ostende tient une place à part dans ma mémoire et mon imaginaire. Que Cyrille Derouineau, photographe, ait décidé de lui consacrer un livre, que six auteurs de "noir" (Marcus Malte, Jean-Hugues Oppel, Jean-Bernard Pouy, Michel Quint, Marc Villard et Didier Daeninckx) s'y soient associés en offrant au projet des nouvelles inédites, ayant pour cadre la ville fétiche, qu'un éditeur de Manosque (Le bec en l'air) ait décidé de publier l'ouvrage : autant de signes annonciateurs d'un beau projet réussi. Gagné : ce livre de petit format, joliment mis en page, élégamment composé, en toute discrétion, se classe dans la cour des grands, vous savez, ce qu'on appelle les beaux livres. Ceux que trop souvent on feuillette une fois, puis qu'on repose dans la bibliothèque, pour toujours.


Ostende au bout de l'est, lui, se lit... et se relit, la preuve, plusieurs mois plus tard. Le photographe Cyrille Derouineau a le talent, l’œil de celui qui aime et comprend ce qu'il photographie, choisissant des sujets, des angles et des éclairages tantôt abrupts, tantôt poétiques. Quant aux auteurs, sous le charme sans doute, eux aussi, d'Ostende l'alanguie, ils ont joué le jeu jusqu'au bout, réussissant, chacun dans son style, une évocation tantôt nostalgique, tantôt drôlatique, tantôt rétro, de la ville du bord de mer... Un coup de cœur tout personnel pour Marcus Malte, qui signe là un texte pratiquement modianesque. Ce qui n'est pas un mince compliment.

Ostende au bout de l'est, Le bec en l'air éditions

19 juillet 2012

Les petits polars du "Monde", une collection de nouvelles à ne pas manquer

Vous ne lisez plus de quotidien? Eh bien vous avez tort, surtout depuis la semaine dernière. En effet, pour nous accompagner pendant l'été, Le Monde a décidé de nous proposer avec chaque numéro daté du vendredi une nouvelle policière ou noire inédite. L'opération a commencé la semaine dernière avec un titre de Didier Daeninckx, Les Négatifs de la Canebière, que j'ai malheureusement raté mais que je vais m'arranger pour trouver très vite. Toujours est-il que cette semaine, c'est Jean-Bernard Pouy qui s'y colle avec Ce crétin de Stendhal, une quarantaine de pages pour une histoire écrite façon Pouy, c'est-à-dire formidablement ciselée, avec des phrases longues, des virgules là où il faut et des formules jubilatoires.

14 juin 2011

Jean-Bernard Pouy cause dans le poste !

Si vous avez raté l'émission Eclektik de Rebecca Manzoni sur France Inter dimanche matin 12 juin, consolez-vous, le podcast est disponible (mais pas pour toujours !). Allez-y, c'est toujours un bonheur d'écouter Jean-Bernard Pouy.

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