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17 juillet 2018

Peter Loughran, "Londres Express" et "Jacqui" : un ou deux psychopathes...



Quand je découvre un auteur, j'aime bien savoir à qui j'ai à faire. Car oui, j'avoue que je ne découvre qu'aujourd'hui ce Peter Loughran, auteur culte, "dingue", disait Jean-Patrick Manchette. Là, j'en suis pour mes frais. Son dernier éditeur français, Tusitala, le confirme dans sa préface à Jacqui : "De Loughran, on ne sait presque rien. Pas même s'il est encore en vie. Ni vraiment comment prononcer son nom." Aujourd'hui, Loughran aurait 80 ans. Si d'aventure il était encore vivant...
 

19 septembre 2016

James Ellroy, François Guérif et Jean-Paul Gratias : la belle équipe...


Quoi de plus naturel pour célébrer les 30 ans de Rivages / Noir que de réunir l'éditeur François Guérif, son auteur fétiche James Ellroy qui lui aussi fête le 30e anniversaire de sa première publication en français, et son traducteur virtuose Jean-Paul Gratias. C'est à lire chez Addict-Culture, ici très exactement !

14 août 2016

Shirley Jackson, "Nous avons toujours vécu au château" : quand l'écriture vous ensorcèle

Nous sommes au mois d'août... Bientôt la rentrée littéraire et son raz-de-marée de nouveautés dont nous ne lirons pas le dixième. Désespérant. Alors tant qu'à faire, pourquoi ne pas aller puiser dans la longue liste de ces romans qu'on a toujours eu envie de lire, mais jamais eu le temps de déloger de leur place là-bas, dans l'étagère aux trésors ? Pour commencer, un grand merci à Jean-Paul Gratias, le traducteur du roman, dont l'éloquence a largement contribué au choix (voir ici). Shirley Jackson, romancière américaine morte en 1965 à l'âge de 48 ans, est notamment connue pour avoir inspiré quelques films cultes, parmi lesquels l'effrayant La maison du diable, de Robert Wise (1965), d'après son roman The Haunting of Hill House, que Stephen King considérait comme un des meilleurs romans fantastiques. Quant à Neil Gaiman, il voue à Nous avons toujours vécu au château une admiration indéfectible : "C'est un merveilleux roman littéraire, et aussi un roman de mystère, l'étude parfaite de ce qui se passe à l'intérieur de la tête d'une personne - un roman étrange, qui se tient à la limite du fantastique sans jamais y tomber. J'aime le malaise qui s'en dégage."

10 avril 2016

David Peace, l'interview en roue libre


David Peace en lecture à la Chapelle de la Trinité - Quais du polar 2016
J’ai rencontré David Peace à son retour de Quais du polar. La veille au soir, les lecteurs parisiens avaient eu l’occasion d’assister à une soirée à la Maison de la poésie, où David Peace répondait aux questions d’Hubert Artus et lisait des extraits de son dernier roman, Rouge ou mort (Rivages, traduction Jean-Paul Gratias), et de 44 jours – The Damned United. Quand on parle de lecture à propos de David Peace, on s’aperçoit qu’on manque singulièrement de vocabulaire. Car une lecture par David Peace s’apparente davantage à une performance poétique, voire à une cérémonie. En deuxième partie, les comédiens Pierre Baux et Violaine Schwartz proposaient une interprétation particulièrement réussie d’un extrait de Rouge ou mort.  David Peace commence l’entretien en revenant brièvement sur cette soirée.

DP En fait, je souhaitais faire une autre lecture, puisque je voulais qu’elle soit différente de celle de Lyon.  Mais le passage que j’avais prévu allait être « joué » en français à la Maison de la Poésie, et je ne le savais pas, donc je suis revenu au texte de Lyon. Désolé, vous avez eu la même lecture !

C’était parfait pour moi ! Justement, comment choisissez-vous les textes pour vos lectures ?
Tout dépend du livre. Avec Rouge ou mort, je peux choisir à peu près n’importe quel passage. En général, je choisis un extrait de la première moitié et un de la deuxième moitié. Dans le texte que j’ai lu à Lyon et à Paris, il y a à peu près tout : le football, Shankly et le socialisme, sa relation avec l’équipe, avec les journalistes.  Avec un livre comme Tokyo ville occupéepar exemple, j’ai tendance à lire l’ouverture. C’est très lié au rythme, en fait.

Nouvelles traductions pour l'oeuvre de Jim Thompson : Jean-Paul Gratias raconte...



Les éditions Rivages publient ces jours-ci une toute nouvelle traduction du classique de Jim Thompson, avec un nouveau titre fidèle à l’original :  Pottsville, 1280 habitants. Clin d’œil hautement symbolique : le numéro 0 de la collection Rivages/Thrillers était... Liberté sous condition, du même Jim Thompson, sorti en 1986. Pour mémoire, l’édition originale de Pottsville, publiée par la Série noire en 1966 et traduite par Marcel Duhamel lui-même était intitulée 1275 âmes. Il s’agit sans doute du roman le plus connu de Jim Thompson, qui a fait l’objet d’une adaptation cinématographique très libre signée Bertrand Tavernier, Coup de torchon. Pottsville, 1280 habitants occupe une place centrale dans l’œuvre abondante de cet auteur et scénariste que beaucoup considèrent comme un auteur majeur de la littérature américaine. Stephen King disait de lui :  « Big Jim Thompson ne savait pas s’arrêter. Il a donc relevé trois défis : il s’est forcé à tout voir, puis à l’écrire, et enfin, à le publier.» C’est dit.

C’est Jean-Paul Gratias qui s’est attelé à la tâche de redonner au texte son audace d’origine, son intégrité et son éclat. On pouvait lui faire confiance : mission accomplie. Nous lui avons demandé de nous raconter l’aventure, ce qu’il a fait avec son enthousiasme et sa fougue habituels. Nul besoin de lui poser des questions, le sujet étant inépuisable, Jean-Paul a fait tout le travail à notre place, y compris en nous fournissant cette image de la couverture de l’édition originale US de Pottsville. Un très grand merci à lui.

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