Affichage des articles dont le libellé est Joseph Knox. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Joseph Knox. Afficher tous les articles

15 mars 2023

Joseph Knox, "True Crime Story": étourdissant, éblouissant !


Nous avons quitté Joseph Knox à la fin du troisième volet de la série qu'il a consacrée aux enquêtes du drôle de flic Aidan Waits, héros mancunien aussi écorché vif que tête brûlée (lire les chroniques et l'interview ici). Il aurait sans doute pu poursuivre dans cette voie : ses lecteurs avaient commencé à s'attacher sérieusement à son personnage... Eh bien non. Avec True Crime Story, il nous emmène sur d'autres chemins, toujours à Manchester, mais en jouant sur un autre registre. "True Crime"? S'agirait-il de surfer sur la vague de la mode ? Ce serait mal connaître Joseph Knox, qui, dans ce nouveau roman, joue avec les codes, les modes... et ses lecteurs.

Nous sommes à Manchester, en 2011. Plus précisément à l'Université. Zoé Nolan, 19 ans, vient d'arriver à Manchester où elle a entrepris des études de musique. Depuis trois mois, elle a quitté sa famille qui vit à Stoke on Trent, à une heure de là, dans le Staffordshire, pour s'installer dans "la grande ville", un vieux rêve. Ce soir-là, une fête bat son plein dans sa coloc. Au petit matin, elle sort de chez elle... et disparaît corps et biens.

7 octobre 2019

Joseph Knox, "Chambre 413" : quand un auteur tient ses promesses


Le premier roman de Joseph Knox, Sirènes (voir chronique ici ) révélait un auteur inspiré, tourmenté, surdoué. Dans l’interview qu’il m’accordait lors de Quais du polar à Lyon (à lire ici), où il présentait son premier roman, il m’avait prévenue : « Je pense que le deuxième est bien meilleur ! Le premier, j'ai la sensation que c'était du pur instinct. Je l'adore parce qu'il a changé ma vie, mais je pense que pour le deuxième, je contrôle mieux les choses. » J’ai pris cela pour une promesse, et elle est tenue haut la main… 

Chambre 413 commence par une scène de cauchemar, première d’une série de « flashes » qui vont émailler tout le roman. Tout de suite après, nous sommes replongés dans la vie de la patrouille de nuit : Aidan Waits et son coéquipier Sutcliffe  - qu’on appelle plus volontiers Sutty, vu sa fâcheuse homonymie avec le célèbre éventreur du Yorkshire – répondent à un appel venant d’une résidence étudiante de Manchester. Une jeune fille est victime de harcèlement : un homme avec qui elle a couché une fois menace de rendre publique une vidéo de leurs ébats si elle ne veut pas "remettre le couvert".    

7 avril 2019

Joseph Knox : l'interview en roue libre à Quais du polar 2019

Joseph Knox - photo Maryan Harrington
Quais du polar 2019 ! Passage éclair cette année, suffisant néanmoins pour apprécier le succès incroyable du festival lyonnais (plus de 100 000 visiteurs en trois jours), et les deux prix décernés à Frédéric Paulin pour La guerre est une ruse (Prix des Lecteurs Quais du Polar / 20 Minutes) publié chez Agullo et à Tim Willocks pour La mort selon Turner (Prix Le Point du polar européen) publié chez Sonatine. Près de 140 auteurs invités, plus de 40 000 livres vendus, un "focus" sur le polar nordique, des tables rondes à foison, que vous pourrez retrouver en replay sur le site de Quais du Polar

Et puis l'occasion de rencontrer Joseph Knox, l'auteur de Sirènes (voir chronique ici), une de mes plus précieuses découvertes 2018. Merci à lui d'avoir joué le jeu de l'interview en roue libre, merci pour sa spontanéité et le temps qu'il m'a généreusement accordé. Une interview à l'issue de laquelle vous n'aurez qu'une envie : découvrir Sirènes si ce n'est pas encore fait, et attendre avec impatience son deuxième roman, à paraître en septembre au Masque.

18 novembre 2018

Joseph Knox, Sirènes : Manchester dans le noir

C'est toujours un bonheur que de découvrir un nouvel auteur de l'envergure de Joseph Knox. La première fois que j'ai entendu sa voix, c'était en 2017 au festival de Harrogate : il faisait partie du "plateau" des espoirs ("New blood") présidé par Val McDermid. Un plateau qui, traditionnellement, permet de repérer des auteurs prometteurs. De tous ceux présents lors de cette table ronde, Joseph Knox était celui dont la parole semblait à la fois la plus sincère et la plus tourmentée. L'homme, né en 1986, a travaillé huit ans sur Sirènes, son premier roman, profitant des moments de temps libre que lui laissait son job d'acheteur et vendeur au rayon polar d'une librairie de chaîne; son exigence envers lui-même était sans doute à la mesure de sa connaissance du polar contemporain... C'est ce qu'il explique, entre autres,  dans une interview accordée au site Crime Fiction Lover : "Je pense que la meilleure chose qui puisse arriver à un jeune auteur - surtout s'il écrit de la littérature noire -, c'est une rupture sentimentale dramatique. C'est ce qui m'est arrivé : pendant des années, j'ai mené une vie de misère et j'ai pourri l'existence de mon entourage : je buvais, je pleurais, je prenais des pilules, je travaillais dans des bars épouvantables, j'habitais des appartements humides, tristes, minuscules, me spécialisais dans les relations minables et sans issue, j'ai perdu beaucoup d'amis, et - surtout - j'ai lu tout ce que je pouvais lire. A l'époque, je ne pensais pas que cette lecture compulsive était en fait un travail  de recherche, je pensais que j'avais raté ma vie et que rien de changerait. Sirènes m'a servi à y déverser tout ce noir. Sans ce roman, je n'ose même pas imaginer où j'en serais aujourd'hui."
 

Articles récents