Affichage des articles dont le libellé est Maryla Szymiczkowa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Maryla Szymiczkowa. Afficher tous les articles

16 mai 2024

Maryla Szymiczkowa, "Séance à la Maison Égyptienne" : madame Zofia fait tourner les tables

 

Voici la troisième aventure de Sofia Turbotynska, la bourgeoise détective de Cracovie. Nous l'avons laissée épuisée mais satisfaite à la fin du Rideau déchiré (voir chronique ici), une enquête qui l'avait entraînée bien au-delà de sa zone de confort, comme on dit. Nous la retrouvons en pleins préparatifs des fêtes de Noël, en 1898, à Cracovie bien sûr. Comme à leur habitude, les auteurs Jacek Dehnel et Piotr Tarczynski, alias Maryla Szymiczkowa, entament leur roman par une table des matières énumérant les différents chapitres et résumant à leur façon, c'est-à-dire sur le mode cocasse, elliptique et allusif, leur contenu. Ils enchaînent avec un prologue surprenant, puisqu'il y est question d'une décapitation un brin laborieuse.

21 avril 2023

Maryla Szymiczkowa, Le Rideau déchiré : Zofia, intrépide et justicière


L'année dernière, nous découvrions l'héroïne imaginée par Jacek Dehnel et Piotr Tarczynski - qui écrivent sous le nom de Maryla Szymiczkowa - dans leur premier roman traduit en français, Madame Mohr a disparu (voir la chronique ici ). Zofia Turbotynska sortait, comme on dit, de sa zone de confort pour élucider la disparition d'une vieille dame évaporée de la respectable maison de repos Hercel. 

Pour sa deuxième enquête, Zofia (on nous permettra la familiarité qui consiste à appeler par son prénom la bourgeoise cracovienne) est directement touchée par le meurtre de sa femme de chambre, la jeune Karolina, assassinée juste après avoir donné sa démission. Comme si ce meurtre épouvantable ne suffisait pas, on va voir que Zofia va être entraînée dans des milieux interlopes et dangereux dont elle soupçonne à peine l'existence, aiguillonnant au passage le policier Lunicorne quand ce dernier lui semble un peu mou du genou... 

26 août 2022

Maryla Szymiczkowa, "Madame Mohr a disparu" : whodunit à Cracovie


Maryla Szymiczkowa est le pseudonyme du couple d'auteurs polonais Jacek Dehnel et Piotr Tarczynski, et Madame Mohr a disparu est la première d'une série d'enquêtes dont l'héroïne est Zofia Turbotynska, une bourgeoise de 38 ans qui vit rue Saint-Jean à Cracovie avec son mari, professeur à l'université. Nous sommes en 1893 et Zofia Turbotynska s'ennuie. Certes, la situation de son mari lui confère un certain statut dans la bonne société cracovienne, mais elle aspire à davantage. Il faut dire qu'elle a fait ce qu'il fallait pour faire oublier ses propres origines "provinciales" : Zofia n'est pas née à Cracovie, mais à Przemysl. Elle a néanmoins reçu une excellente éducation qui lui a permis d'épouser Ignacy, puis a travaillé dur pour adopter les habitudes qui font une Cracovienne respectable : elle fréquente les bons commerçants, va à la messe quand il faut et lit le bon journal. Elle connaît comme personne l'histoire des grandes familles de la ville. N'empêche, Zofia s'ennuie. Sa vie domestique et ses vaines tentatives pour devenir poétesse ne suffisent pas à son bonheur. Alors elle fait dans les bonnes œuvres et s'efforce de recueillir des fonds pour les enfants atteints de tuberculose.

Articles récents