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25 février 2019

Megan Abbott, "Prends ma main" : le sang des femmes

Megan Abbott n'a pas son pareil pour raconter des histoires qui se situent dans des milieux fermés où la compétition fait rage. Quand en plus, ces milieux sont féminins, les enjeux sont plus complexes encore. Dans Avant que tout se brise (voir chronique ici), elle avait choisi le monde des gymnastes, nœud de vipères notoire... Avec Prends ma main, changement de registre : c'est la recherche scientifique qui va servir de cadre à ce thriller psychologique sans pitié.

Kit est en post-doctorat. Elle travaille depuis plus d'un an au Labo du Dr Severin. Tous les matins, elle arrive la première. Ce matin-là compte encore plus que les autres : le Labo vient d'obtenir une subvention des National Institutes of Health pour un nouveau projet de recherche, et les places dans l'équipe vont être chères, très chères. Le sujet : le trouble dysphorique prémenstruel. Un syndrome bien pire que le simple syndrome prémenstruel, un état de désordre indescriptible : sautes d'humeur, crises d'agressivité et de violence incontrôlables, ce trouble mal connu et mal décrit, s'il touche peu de femmes, est d'une gravité extrême et peut déboucher sur de véritables drames. C'est dire que l'enjeu, réel comme symbolique, est fort et déchaîne les ambitions, y compris des hommes qui forment la majorité de l'équipe de recherche. Pour Kit, le défi est double : scientifique et personnel... 

25 septembre 2016

Megan Abbott, "Avant que tout se brise" : de monstrueux prodiges

J'ai eu le plaisir de rencontrer, brièvement, Megan Abbott au festival America. J'ai juste pu lui glisser à l'oreille que plus elle écrivait, plus j'aimais ses romans, et c'était parfaitement sincère. Je n'avais pas encore lu Avant que tout se brise, qui vient de sortir aux éditions du Masque, et qui ne fait que confirmer, à la puissance 10, mon admiration pour cette auteure qui, avec chaque roman, affirme un peu plus son originalité et sa force singulières.

16 décembre 2013

Avec Envoûtée, Megan Abbott grandit, grandit...

Entre Megan Abbott et moi, c'est un peu comme une histoire d'amour. Ça commence par l'agacement (Absente ), ça continue avec la séduction (Adieu Gloria), et ça se poursuit avec un véritable envoûtement... Megan Abbott la New-Yorkaise moderne, nous entraîne cette fois dans les années 30, à Phoenix, Arizona. Plus de Los Angeles (sauf à la fin), plus de Hollywood, nous sommes dans un monde sans cinéma, mais avec corruption et pourriture... Un monde où il ne fait pas bon être une femme seule.

29 août 2012

Dans Adieu Gloria, Megan Abbott nous offre deux femmes fatales pour le prix d’une


Malgré toute ma bonne volonté et mes a priori favorables, je n’étais pas tombée sous le charme de « mon » premier Megan Abbott, Absente (voir la chronique ici).  Cette fois, c’est autre chose. Ce n’est pas pour rien qu’Adieu Gloria lui a valu le prestigieux Edgar Award en 2008… Megan Abbott nous raconte l’édifiant parcours d’une jeune Américaine, comptable de son état, qui, lassée  par la routine de son travail pour une boîte de nuit, finit par céder aux instances de ceux qui voudraient bien qu’elle truque les comptes, juste un peu… Facile pour elle, elle a oublié d’être bête…

24 janvier 2012

Megan Abbott, Absente ou la face cachée de Hollywood

Absente est le troisième roman de Megan Abbott, paru en 2007 et traduit en français en 2009. Son premier livre publié, The Street was Mine, était un essai sur le roman noir vu à travers le prisme d'un de ses mythes les plus connus : l'homme blanc, solitaire, le "dur à cuire" (hard boiled). Dans cet essai, elle passait au crible de son analyse les plus grands auteurs des années 30 et 40 : Raymond Chandler, James M. Cain, Chester Himes...

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