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23 novembre 2016

"Noir sur la ville" à Lamballe soufflait ses vingt bougies

Ce week-end, le festival Noir sur la ville de Lamballe (22) soufflait ses 20 bougies. L'an passé, la manifestation avait été annulée suite aux attentats de Paris, et même si beaucoup d'auteurs étaient restés à Lamballe par amitié, la tristesse avait gagné la partie... Cette année, Noir sur la ville fêtait donc son vingtième anniversaire et accueillait l'assemblée générale de l'association 813, ainsi que la remise des Trophées 813. C'est dire si l'association Fureur du noir, organisatrice de la manifestation, avait tout mis en œuvre pour que le festival soit un succès. En arrivant à la salle municipale samedi après-midi, c'est peu dire qu'on était rassuré... Une foule de visiteurs était au rendez-vous, se bousculant devant les tables où les auteurs dédicaçaient tout en prenant le temps d'échanger avec leurs lecteurs. Sans oublier l'ambiance particulièrement festive, avec des auteurs heureux de se retrouver, des organisateurs aux anges malgré la pression et l'affluence, et une équipe de bénévoles absolument formidable. Quelques souvenirs en images et en mots.


30 novembre 2015

Impressions d'Europe à Nantes : une fête pour les amateurs de littérature anglaise (1)

Pour aller à la rencontre de la littérature anglaise ce week-end, il suffisait d'aller à ... Nantes, où se tenait le festival annuel "Impressions d'Europe" (voir le site ici). Un festival qui sait faire la part belle au polar et au roman noir. Quelques morceaux choisis, instantanés d'un week-end riche en surprises et en émotions, malgré les défections de Joseph Connolly et Michka Assayas. La manifestation commençait vendredi avec un rendez-vous avec Posy Simmonds, auteur des romans graphiques Literary Life, Gemma Bovery et Tamara Drewe, puis se poursuivait avec une rencontre autour de Virginia Woolf. Samedi après-midi, la parole était aux jeunes auteurs britanniques Jessie Burton et Benjamin Wood. Arrivée un peu tardive pour moi, emploi du temps oblige, et quelques regrets d'avoir, comme on dit, "raté le début"...

Vous trouverez également un compte rendu sur la page de Fondu au noir

16 mars 2014

Tim Willocks, Les Douze enfants de Paris : quelques réponses...


Les douze enfants de Paris (la suite de La Religion) vient de sortir chez Sonatine. On y retrouve son héros, le chevalier de Malte Mattias Tannhauser, à Paris en 1572. En pleine Saint-Barthélémy, il est supposé retrouver sa femme Carla, appelée dans la capitale de la France pour assister au mariage de Henri de Navarre.
Cet après-midi, Tim Willocks répondait aux questions des libraires du Grand Cercle à Eragny, que nous remercions pour ce beau moment, et à celles de ses lecteurs. Morceaux choisis.


Le héros
Je suis fasciné par l'archétype du héros, et particulièrement par la théorie jungienne des archétypes : le roi, l'amant, le guerrier, le magicien. Tannhauser, pour moi, répond bien à cette description.

30 juin 2012

Une nouvelle de Tim Willocks, La cavale de Billy Micklehurst

Book shopping aujourd'hui. Trouvé un très joli petit livre publié par Allia, La cavale de Billy Micklehurst, signé Tim Willocks. Edition bilingue d'une belle nouvelle de l'auteur, suivie d'une passionnante interview avec Natalie Beunat. La Cavale de Billy Micklehurst est un texte très court, 27 pages en petit format. Mais il est d'une force évocatrice et émotionnelle incroyable, et son écriture est impressionnante. C'est l'histoire d'une rencontre, celle d'un Tim Willocks encore étudiant à Manchester avec Billy, un sans abri qui a trouvé son port d'attache au Cimetière du Sud. "Billy se rendait au cimetière parce que les conduits du crématorium dispensaient de la chaleur jusque tard dans la nuit, et donc, si vous dormiez sur ces conduits, vous pouviez vous rouler en boule, chaud comme un toast." Billy n'est pas un clodo comme les autres. Billy fuit ses ennemis, ses fantômes. Et Willocks décrit avec une empathie bouleversante la douleur de cet homme, sa dignité aussi, épinglant du même coup nos préjugés contre ceux qui ne voient pas ce que nous voyons. Willocks écrit avec générosité. Chez lui, pas d'a priori contre les adverbes et les adjectifs. Il en use et il a raison, car sa prose est incroyablement précise et gracieuse à la fois. Pas cette grâce mièvre que redoutent les amateurs de polars, une grâce qui vient d'ailleurs, une grâce qui transcende. J'ai lu ce texte attablée à une terrasse, au soleil. Il y avait du monde aujourd'hui à Paris, soleil et gay pride obligent. Il y avait du monde autour de ma table, du monde joyeux, bavard, remuant. Dans ces moments-là, le plus souvent, on est perturbé, on ne peut pas s'empêcher d'écouter ce qui se dit à la table à côté, de regarder passer la dame au chien ou la fille au tatouage. Bref, on n'est pas très concentré. Là, j'entendais les bruits, je voyais les couleurs, les mouvements, mais rien n'aurait pu arrêter ma lecture. Parce que ce texte est au cœur de la vie même.
Tim Willocks, La cavale de Billy Micklehurst - traduit de l'anglais par Benjamin Legrand, Allia

17 juin 2012

Avec les Rois écarlates, Tim Willocks met en scène une croisade métaphysique

Troisième roman de Tim Willocks, Les rois écarlates tient à la fois du thriller métaphysique, de la croisade baroque et du western de vengeance. L'un des personnages principaux, le docteur Cicero  Grimes, est un chirurgien psychiatre en pleine dépression qui vit dans une ancienne caserne de pompiers à la Nouvelle-Orléans, au milieu des détritus. Il ne sort plus que pour s'acheter de quoi survivre, passe son temps à cuver ou à dormir, et on comprend bien qu'il lui est arrivé quelque chose de franchement traumatisant.

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