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18 mars 2014

Le Bond, la brute et le truand !

Après une pause histoire de se faire prêter les trois derniers Bond avec Daniel Craig dans le rôle titre on va enfin pouvoir tirer un trait sur cette saga qui a commencé dans les années 60. Que ce soit Casino royale, Quantum of solace ou Skyfall, ces films n'ont plus rien à voir avec ce qui a fait le charme des épisodes précédents. En voulant apporter une touche de réalisme au personnage de l'espion survitaminé, les producteurs ont perdu "l'English touch" pour faire du cinéma hollywoodien à grand renfort de scènes d'action pour justifier les orgies de popcorn qui ont dû être englouties dans les grands complexes multisalles. Bien sûr ces trois épisodes méritent le détour même si le charme de Daniel Craig a quelque chose à voir avec celui du tigre ou de la panthère. Animalité, gros muscles et testostérone ont remplacé l'humour et le clin d'œil macho (premier et second degrés selon les époques) au même titre que les gadgets rigolos, les poitrines dévastatrices des James Bond girls qui sont relégués au placard. Même les méchants seraient presque sympas surtout lorsqu'il s'agit de Mathieu Amalric ou de Javier Bardem qui après avoir testé la coupe Mireille Mathieu donne dans le décoloré façon Barbie. Mais où sont passés les stylos qui explosent, les montres laser et les voitures amphibies? Si la littérature vient de donner une nouvelle chance à Bond, souhaitons que le cinéma lui aussi se mette de la partie même s'il est probable que tout cela soit affaire de gros sous.

12 mars 2014

Quand James Bond joue et gagne au Casino Royale

En 1967, Sean Connery vient de tirer sa révérence à la série des James Bond. Mais Albert Broccoli n'a jamais réussi à acheter les droits du roman qui inspire Casino Royale (Espions, faites vos jeux). Le détenteur de ces droits,  Charles K. Feldman, les yeux brillants devant le succès de la série des James Bond, sollicite alors Sean Connery pour une adaptation du roman. Mais Connery est sous contrat ailleurs... Feldman change son fusil d'épaule : il décide de tourner une version parodique de Casino Royale. Et pour cela, il fait appel à rien moins que 5 réalisateurs (Val Guest, Kenneth Hughes, John Huston, Joseph McGrath et Robert Parrish) parmi lesquels seul John Huston restera dans les mémoires. Voilà comment est né le deuxième "hors piste" de la série des James Bond, le premier étant le Jamais plus jamais qui vit le retour éphémère de Sean Connery.
C'est David Niven qui incarne l'ineffable 007. Plus tout jeune, le bel Anglais... 57 ans déjà. Qu'à cela ne tienne : le scénario le présente comme un espion à la retraite, un brin grincheux et réac, réfractaire aux gadgets et aux voitures modernes, habitant un palais colonial du plus bel effet, gardé par des lions et cerné par les palmiers. Tout va mal au Royaume Uni, et les services secrets n'ont plus qu'un seul recours : aller chercher le légendaire Bond, l'arracher à sa retraite, et le forcer à faire ce qu'il fait le mieux - sauver le monde. Bond se fait prier... un peu trop. Si bien que ses hôtes n'ont d'autre choix que de faire sauter sa somptueuse résidence. Expéditif mais efficace. Leur chef M (John Huston) y laissera d'ailleurs sa peau.

2 mars 2014

Avec" Meurs un autre jour" Pierce dit adieu à 007 !

Un samedi soir en compagnie de Pierce Brosnan n'est pas la pire façon de finir la semaine même si c'est pour partager les deux dernières missions agitées de James Bond 007. Dans Le monde ne suffit pas, c'est Sophie Marceau et Robert Carlyle qui lui sont opposés. Le film qui sort en 99 fait la part belle à la crise du pétrole et aux luttes d'influence pour acheminer le précieux liquide. Il n'est plus du tout question d'une confrontation Est-Ouest et tous les protagonistes habituels des anciens épisodes ont disparu. Fini le patron du KGB et même salut l'ami Q qui prend sa retraite pour partir pêcher à la ligne, laissant à sa place un certain R interprété par un ancien des Monty Python, John Cleese, c'est logique car comme le fait remarquer Bond après Q il y a R of course! Beaucoup d'action dont une poursuite en bateau sur la Tamise et un hélico transportant une terrible tronçonneuse qui détruit en totalité une fabrique de caviar. C'était la 19e mission improbable du grand espion, place maintenant à la 20e et dernière de Brosnan. 

26 février 2014

James Bond à la une dans "Demain ne meurt jamais"

Demain ne meurt jamais est le deuxième film avec Pierce Brosnan dans le rôle de 007. Cette fois le méchant est interprété par Jonathan Price dans la peau d'un magnat de la presse qui pense que les bonnes nouvelles sont les mauvaises nouvelles. Pour cela il anticipe les gros titres en créant lui-même un conflit en mer de Chine à l'aide d'un bateau furtif lanceur de missiles. Pour cette fois James Bond est associé à une espionne chinoise qui est jouée par Michelle Yeoh au mieux de sa forme. Pour ce qui est des gadgets on ne sera pas surpris de voir une grosse BMW conduite de la place arrière à l'aide d'une télécommande planquée dans un portable. Enfin le morceau de bravoure est une poursuite entre un hélicoptère et une moto conduite par deux personnes attachées ensemble et tenant chacune un côté du guidon... tout cela sur les toits d'un quartier populaire d'Hanoï. Cet épisode met l'accent sur l'action avec un grand A et beaucoup d'explosions bien rouges et jaunes pour crever l'écran.

25 février 2014

En 1995 James Bond change de peau dans "Goldeneye"

Lorsque Pierce Brosnan endosse le smoking de James Bond nous sommes au milieu des années 90. Le mur de Berlin est tombé depuis 1989 et la tension entre l'Ouest et l'Est n'est plus une priorité. C'est donc une histoire de vengeance qui va rythmer cet épisode qui fait la part belle aux effets spéciaux avec de nouveau les grands décors des premiers jours réduits en poussière dans les dernières minutes. L'électronique est un élément clé de ce film qui se veut plus moderne avec notamment un chef du Mi6 du genre féminin, parité oblige.  Finie aussi la bécasse qui jouait Money Penny remplacée par une jolie actrice habituée des séries anglaises (Morse, Barnaby, Downton Abbey...). Pour évoquer l'acteur principal, l'impression est mitigée. Autant Timothy était sombre et violent autant Pierce est souriant et charmeur. Sourire dentifrice et silhouette mannequin même dans les pires moments. Pour mettre les aficionados à l'aise on a même droit au retour de la belle Aston Martin DB5 qui nous fait un super numéro de poursuite avant de laisser la place à une BMW beaucoup plus moderne mais tellement moins séduisante.

23 février 2014

George Lazenby, un OVNI dans la galaxie Bond

Sean Connery était aux abonnés absents depuis sa dernière apparition en smoking dans le rôle de 007 mais les producteurs trop gourmands ne pouvaient en rester là avec le succès de la série. Pas question d'attendre que se présente un digne successeur. C'est alors qu'un curieux acteur, pas beau, pas sexy, à des années lumière du dernier représentant en date, avec même un accent venu de l'autre côté du monde, fit son entrée dans la globosphère Bond.  Sacré Lazenby, qu'est-ce que tu es venu faire dans cette galère qui non seulement a bien failli faire capoter la poule aux œufs d'or, mais t'a coûté définitivement ta carrière d'acteur? C'est vrai qu'en dehors de quelques pubs dans ton pays natal, tu n'avais pas vraiment fait l'acteur avec un grand A. Le bide fut tel que la production ne voulut pas que tu fasses les avant-premières et autres conférences de presse, au point que c'est de ta propre initiative que tu t'es montré tout souriant mais la mâchoire un peu crispée aux journalistes pour leur prouver que tu étais à la hauteur du personnage.

22 février 2014

Sean Connery roi de la petite reine dans "Jamais plus jamais"

007 comme vous le verrez "jamais plus jamais"
Nous sommes en 1983, Octopussy, avec Roger Moore, vient de sortir. Et voilà-t-il pas qu'au grand bonheur des fans de la première heure, déboule sur les écrans ce Jamais plus jamais, qui voit le retour dans le rôle de 007 du sémillant Sean Connery. Qui pourtant, en 1971, avait déclaré, après la sortie de Les diamants sont éternels : "James Bond, jamais plus". On peut donc considérer le titre comme une petite taquinerie à l'égard du bel Écossais, qui n'en tint pas rigueur à la production, d'autant que ce film lui rapporta, dit-on, le cachet phénoménal à l'époque de 5 millions de dollars... 
A l'origine de cette coexistence sur les écrans de deux incarnations de l'agent secret, une sombre affaire juridique. Avant même que le premier James Bond ne soit tourné, Ian Fleming avait co-écrit avec le producteur et scénariste Kevin McClory le script qui devait constituer le premier film. Qui ne sera jamais tourné faute de budget. Du coup, Fleming réutilise allègrement les éléments du script dans son roman Opération Tonnerre. McClory contre-attaque et gagne, se retrouvant du coup propriétaire des droits cinématographiques sur le scénario. Mais Fleming vend les droits de la série des Bond aux célèbres Saltzmann et Broccoli, avec le succès qu'on sait. Ce ne sera qu'en 1983, donc, que McClory pourra venir à bout de son projet de film, s'offrant pour le panache un Sean Connery certes vieillissant, mais encore tout à fait consommable ! C'est donc une deuxième version d'Opération Tonnerre qui fait les beaux jours des salles de cinéma. Avec quelques différences, principalement de noms, par rapport à la première version.

Roger Moore en James Bond: humour, cocktails et petites pépées !

Dès 1973 Roger Moore prend la relève de Sean Connery en apportant au personnage de l'espion anglais une petite touche humoristique qui sera sa marque de fabrique tout au long de ses 7 apparitions dans le rôle de James Bond.

21 février 2014

Adios Timothy !

Finissons notre semaine avec James Bond au menu sur une note nostalgique car après Roger Moore c'est au tour de Timothy Dalton de prendre une retraite anticipée. Le scénario de Permis de tuer est particulièrement soigné avec d'excellents seconds rôles mais c'est à Q, interprété par Desmond Llewelyn que revient la vedette car pour une fois il reste longtemps à l'écran et participe activement à l'action. Pas de 007 ce week-end car on m'a prêté Top of the lake et je suis impatient de m'y plonger.

20 février 2014

1987, l'année du grand chambardement dans les services secrets anglais

Dommage qu'il n'y ait eu que deux James Bond avec Timothy Dalton car l'acteur se prêtait bien au personnage. Physique avantageux, une forme d'élégance plutôt réussie, un dynamisme qui faisait défaut au dernier 007 en date et un sérieux qui collait bien après l'humour version almanach Vermot des derniers épisodes. Dans Tuer n'est pas jouer il est question de la présence soviétique en Afghanistan et bien sûr d'un trafic de drogue. Ce nouveau personnage est assez proche du héros créé par Ian Fleming, en revanche on regrettera la disparition de Money Penny remplacée par une petite actrice insignifiante. Les gadgets eux aussi sont réduits au minimum donnant l'occasion à Timothy de se donner à fond dans sa mission, usant du revolver et de ses poings plutôt que de bidules et autres missiles planqués dans ses pompes pour se sortir d'un piège. En redonnant un côté plus réaliste à l'espion qui a déjà plus de 15 missions à hauts risques derrière lui les producteurs ont fait un pari qui n'a malheureusement eu que peu de succès auprès des fans de la première heure.

17 février 2014

Roger Moore tire sa révérence

Les deux derniers James Bond en compagnie de Roger Moore ne dépareillent pas avec les bons crus de la collection. Octopussy , le treizième qui date de 1983 est une occasion de revoir Louis Jourdan, un acteur qui avait pratiquement disparu des écrans à cette époque. Parmi les moments de bravoure on a droit à une séance de voltige à bord d'un mini jet ultra maniable mais qui semble beaucoup consommer. Le scénario mitonné par un pro du film d'action ne laisse aucun moment de répit au spectateur avec une collection de paysages pour voyager sans quitter son fauteuil. En revanche ceux qui n'apprécient guère le cirque devront s'abstenir car 007 qui commence à accuser les années côtoie un duo de biens vilains lanceurs de couteaux. N'oublions pas la belle de jour et de nuit qui n'est autre que Maud Adams, charmante mais dangereuse créature qui semble particulièrement apprécier les œufs de Fabergé.

Passons à la dernière mission de Roger Moore qui va le mettre en concurrence avec Christopher Walken, plus fou que jamais. Ce Dangereusement vôtre qui se passe en partie en France nous fera monter quatre à quatre les marches de la Tour Eiffel pour mieux se jeter dans le vide en parachute. Les fans de séries anglaises retrouveront avec plaisir Patrick MacNee le héros de Chapeau melon  qui fait une courte mais remarquée apparition. Quant au personnage de la méchante il est tenu par la sculpturale Grace Jones. Pour conclure la période Moore les auteurs surfent sur la vague du numérique avec une bataille finale dans un dirigeable au dessus de la Silicon Valley. Roger Moore méritait bien des vacances après ces acrobaties mouvementées qui ont eu raison de ses dernières forces.

16 février 2014

Ski, natation et escalade au programme de Roger Moore en 1981

Rien que pour vos yeux est le James Bond qu'il faut voir au moment des Jeux olympiques d'hiver car il fait la part belle aux scènes de skis et de patinage. En dehors de ces parties neigeuses, on a droit à une stupéfiante poursuite en voiture dont le clou du spectacle est une 2cv Citroën jaune qui a même donné lieu à une édition limitée de la part du constructeur français. Carole Bouquet a quant à elle le rôle envié par toutes les pinups de l'année 1981, date de sortie du film qui renouait avec du bon 007 pour nous faire oublier le précédent. Enfin les dernières scènes se passent dans un monastère perché en haut d'un rocher histoire de tester les talents d'escaladeur de Roger Moore qui commence à accuser son âge même s'il a encore de beaux restes et deux épisodes à venir avant son licenciement des services secrets britanniques. N'oublions pas le sosie de Margaret Thatcher qui fait une apparition juste avant le générique de fin.

13 février 2014

Dans "Moonraker"James Bond a la tête dans les étoiles

Le cachet devait être drôlement aguichant pour qu'un acteur inspiré comme Michael Lonsdale se soit commis dans le plus absurde voire stupide des films de James Bond. "Moonraker" qui date de 1974 mélange conquête spatiale et eugénisme, deux thèmes alors en vogue en cette période de crise de l'énergie et de quête du décryptage du génome. Juste pour l'anecdote, le personnage de Requin, de retour dans ce onzième épisode, est joué par Richard Kiel, un authentique géant de plus de deux mètres dix. Quant à l'inévitable bataille de la fin, c'est à coups de laser dans l'espace intersidéral qu'elle aura lieu car producteurs et scénariste n'ont pas hésité une seconde avant d'utiliser sans vergogne les aventures spatiales très à la mode en ces temps de guerre des étoiles.

Que d'eau, que d'eau... avec "L'espion qui m'aimait"

Dans ce dixième épisode de James Bond non seulement on a droit à un Roger Moore en Lawrence d'Arabie mais en plus les oreilles averties reconnaîtront quelques notes de la musique du film qui a révélé Peter O'Toole. A noter aussi la première apparition du personnage de Requin, tueur implacable aux dents métalliques en guise d'arme. Quant au méchant il est interprété par Curd Jurgens qui aime jouer les océanographes à ses heures perdues. Dans ce film plus ambitieux que le précédent on a même droit à un son et lumière au pied des pyramides et l'inévitable James Bond girl est interprétée par Barbara Bach dont on connaît les liens avec le batteur des Beatles. Enfin côté gadget c'est surtout une voiture de sport amphibie qui a la vedette lorsqu'elle ressort d'une escapade nautique sur une charmante petite plage bucolique. "L'espion qui m'aimait" c'est aussi le retour de la bataille finale à grand renfort de décors démesurés et de dizaines de figurants dont les camps sont comme d'habitude différenciés par la couleur de la tenue, histoire de ne pas s'emmêler les pinceaux.

11 février 2014

Cette semaine passage de relais pour 007

Encore une nouvelle semaine en compagnie de 007 avec l'acquisition d'un coffret de DVD trouvé d'occasion sur une brocante. Dès 1973 Roger Moore prend la relève de Sean Connery en apportant au personnage de l'espion anglais une petite touche humoristique qui sera sa marque de fabrique tout au long de ses 7 apparitions dans le rôle de James Bond. Cette première expérience nous fait voyager entre New-York et la Jamaïque avec une pause à la Nouvelle Orléans pour une poursuite d'anthologie en hors-bord dans le bayou. Les fans de musiques de film se souviendront aussi de la bande originale signée Paul et Linda Mc Cartney quant aux amateurs de jolis minois ils ne resteront certainement pas insensibles au charme de Jane Seymour en tireuse de cartes qui, quant à elle, ne résistera pas au charme d'Ivanhoé qui a troqué son armure contre un costard sur mesure. Dans Vivre et laisser mourir, Roger Moore n'a pas encore 50 ans et semble au mieux de sa forme. Les fans de Connery, ils sont nombreux, n'ont eu de cesse de critiquer ce nouvel acteur qui pourtant ne méritait pas autant de quolibets  pour son interprétation plus qu'honorable même si le scénario n'est pas des plus travaillés, avec une intrigue simpliste uniquement prétexte à des scènes d'action. Amusant aussi de constater que le personnage du collègue de Bond à la CIA, Felix Leiter, est interprété par un nouvel acteur à chaque épisode.

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