En juin 1940, deux millions de Parisiens fuient sur les
routes pour échapper à l’occupation allemande qui commencera à Paris dès le 14
juin : c’est l’exode. De nombreux
cortèges sont bombardés : on évalue le nombre de victimes tuées à 100 000,
sans compter les blessés… Les villes de la zone libre doivent faire face à l’arrivée
massive de ceux que Pétain, en 1941,
appellera les fuyards…
L’exode, la
débâcle : dans pratiquement toutes les familles, grands-parents et
arrière-grands-parents racontent cette aventure de tous les dangers.
En voiture, en camion, en vélo, en moto, en charrette, en train : hommes,
femmes et enfants se réfugient chez les membres de la famille ou les amis qui
ont la chance d’habiter hors zone occupée. Les souvenirs sont douloureux, mais
ils sont parfois aussi, paradoxalement, nostalgiques : les enfants se
rappellent la campagne, les courses à travers champs et forêts, les cousins et
les cousines, la famille qu’on ne voit pas si souvent… Rappelez-vous
Jeux interdits.












