L'actualité totalement subjective du roman policier et du roman noir, films, salons, rencontres avec des auteurs,...
18 février 2025
Ian Rankin, "Minuit à l'ombre" : la vingt-cinquième enquête
Voilà, Ian Rankin a osé… Sa 25e enquête, c'est de la prison que John Rebus la mènera. Dans le roman précédent, Un cimetière dans le cœur (voir chronique ici ), Ian Rankin avait expédié John Rebus au tribunal, au banc des accusés, soupçonné du meurtre de Big Ger Cafferty, et le livre se terminait par un grand point d'interrogation. Voilà la réponse : dans Minuit à l'ombre, Rebus est bel et bien enfermé à la prison de Saughton à Edimbourg depuis trois mois, son avocat a fait appel. Le plus étonnant, c'est que ça ne paraît pas l'avoir affecté tant que ça… Il est encore à l'isolement, mais la direction de la prison a l'intention de le réintégrer au reste de la population carcérale. Où il va retrouver bon nombre de ceux qu'il a contribué à faire mettre à l'ombre. Ca va lui changer les idées, ça va aussi le mettre en danger. Mais finalement John Rebus est étonnamment solide, malgré son grand âge et sa santé fragile. Et l'atmosphère de la prison semble plus angoissante pour le lecteur que pour lui ! Le voilà dans son élément : un environnement où sont concentrés tous les maux qu'il a passé sa vie à combattre, finalement. Dans sa petite cellule, il a à portée de main les livres qu'il s'est promis de lire, des photos de sa fille et de sa petite-fille, une télé et même un téléphone fixés au mur. Ne manque que la musique. Bien sûr, le téléphone n'est utilisable que sur réservation et après paiement, et les appels sont écoutés. Une version plutôt confortable de l'enfer, en quelque sorte. Mais ça ne va pas durer.
24 janvier 2023
Ian Rankin, "Un cimetière dans le cœur" : Rebus #24, les fantômes du passé
Pour son vingt-quatrième Rebus, Ian Rankin a choisi de nous infliger un choc dès les premières pages : on y retrouve John Rebus au tribunal. Mais pas à la barre des témoins, au banc des accusés. Est-ce vraiment une surprise pour le lecteur fidèle ? Depuis ses débuts, John Rebus bouscule les règles, désobéit à la hiérarchie, fraie avec des personnages aussi peu recommandables que Big Ger Cafferty. Dans la série des Rebus, il y a les romans qui avancent comme la vie et le temps qui passent, avec des faux plats et des virages plus ou moins serrés. Et il y a ceux qui nous amènent, nous et John Rebus, à un carrefour décisif : Un cimetière dans le cœur fait partie de ces romans-là. Nous ne saurons pas tout de suite ce qui a amené Rebus là où il est, dans ce tribunal où la plupart des personnes présentes sont masquées, COVID oblige. Quant aux jurés, ils sont dans une autre salle, on les voit sur un écran géant installé dans le tribunal. Rebus fouille sa mémoire : quand est-il venu ici pour la première fois ? Un voyage dans le temps qui donne le ton du roman, qui s'attache à l'histoire de Rebus et, par la même occasion, à celle du crime à Edimbourg. Pour profiter pleinement de ce roman très sombre, il faudra patienter jusqu'à la fin et surtout suivre à la trace un John Rebus fatigué, malade mais qui n'a rien perdu de sa clairvoyance, de sa ténacité et de sa mémoire.
27 juin 2022
William McIlvanney et Ian Rankin, "Rien que le noir" : deux héros du Tartan noir
Rien que le noir est donc un "prequel" à la légendaire trilogie des Laidlaw du grand William McIlvanney (Laidlaw, Les Papiers de Tony Veitch et Étranges loyautés, tous publiés chez Rivages). On y rencontre un certain sergent Laidlaw - il n'est pas encore inspecteur - qui vient d'intégrer l'équipe d'enquêteurs de la brigade criminelle de Glasgow, traînant derrière lui une réputation peu flatteuse d'empêcheur de tourner en rond. Pas vraiment un "bleu", ni une jeune pousse : l'homme a déjà de l'expérience, et il vit en banlieue de Glasgow avec sa femme Ena et ses trois enfants, sauf quand il estime que l'affaire en cours exige qu'il passe plutôt ses nuits en ville, à l'hôtel... Une situation qui présage de ce que les romans suivants nous disent de lui. Laidlaw n'est pas vraiment un "family man" et déjà on voit pointer sa solitude à venir.
1 septembre 2021
William McIlvanney et Ian Rankin, « prequel » à quatre mains
28 janvier 2021
Ian Rankin, "Le chant des ténèbres" : Rebus, 23e épisode
Ce matin-là, à cinq heures, John Rebus est réveillé par le téléphone. C'est sa fille, Samantha. On l'avait un peu oubliée, Samantha, vu que pour John Rebus, la famille est loin de passer avant tout... Mais l'heure est grave : Keith, le compagnon de Samantha et le père de leur fille Carrie, a disparu depuis deux jours. On a retrouvé sa voiture non loin de leur maison, il n'a rien emporté avec lui, aucune trace de mouvements sur son compte bancaire, ça sent mauvais. Rebus saute dans sa fidèle Saab, direction le nord de l'Ecosse, dans la région de Tongue (Highlands de l'ouest). C'est Siobhan qui se chargera du chien Brillo.
31 août 2019
Ian Rankin, "La maison des mensonges" : le roi du polar d'enquête garde son trône
11 avril 2018
Ian Rankin, l'interview en roue libre cuvée 2018
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Ian Rankin by Maryan Harrington |
Quais du polar 2018, 90 000 visiteurs sous le soleil lyonnais
Voilà, les Quais du polar, c'est terminé pour cette année. Une fois la fatigue évacuée, les brumes dissipées, c'est le moment des bilans. Gros succès, cette année encore, avec 10 000 visiteurs de plus que l'année dernière - 90 000, belle réussite, malgré les grèves. Pour les auteurs, un moment fort, et l'agréable sensation que cette multitude de lecteurs venus à leur rencontre éprouvent une véritable curiosité et ne se contentent plus d'aller faire signer leur livre aux quelques stars présentes. C'était en particulier le cas de Valerio Varesi, enthousiasmé par la passion des lecteurs et leur intérêt sincère pour les romans italiens qui tenaient la vedette cette année. Rencontrer les lecteurs, les autres auteurs, intervenir dans des salles superbes, au cœur d'une ville magnifique : on comprend un tel enthousiasme. Ian Rankin, de son côté, se réjouissait que tant de jeunes lecteurs soient venus le voir, parler avec lui.
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Hannelore Cayre |
Mimmo Gangemi, Valerio Varesi et Deon Meyer |
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Pierre Fourniaud et François Médéline |
Ian Rankin, Alan Parks et Alain Léauthier |
Alan Parks |
Christine Ferniot et Ian Rankin |
27 février 2018
Ian Rankin, "Le diable rebat les cartes" : joyeux 20e anniversaire en France ! !
29 juillet 2017
Harrogate 2017, journal de bord d'une cuvée exceptionnelle
Paul Cleave, Ian Rankin et Simon Kernick |
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Old Swan Hotel, Harrogate (photo geograph.org.uk Andrew Blades) |
5 juillet 2017
RebusFest : un weekend à Edimbourg avec Ian Rankin pour les 30 ans de l'inspecteur Rebus
19 septembre 2016
Ian Rankin, l'interview en roue libre version 2016
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Ian Rankin (photo Ulf Andersen) |
17 septembre 2016
Ian Rankin, "Tels des loups affamés" : la maturité sied à John Rebus... et à son auteur
17 septembre 2015
Ian Rankin, On ne réveille pas un chien endormi : un 20e Rebus fort, dense et prenant
Ces dernières années, Ian Rankin souffle le chaud et le froid et joue avec nos addictions: il nous fait croire que Rebus, c'est fini (Exit Music). Que c'est le petit nouveau là, Malcolm Fox, qui va prendre la relève. Et Fox dès le deuxième de la série, Les guetteurs, devient franchement intéressant. Et puis sans crier gare, revoilà John Rebus avec Debout dans la tombe d'un autre, un roman qui sort John Rebus de sa zone de confort et l'emmène dans le Fife, la région natale de Rankin, ce qui n'est sûrement pas un hasard. Dans ce roman-là, Malcolm Fox est présent, et il n'a pas le beau rôle, c'est le moins qu'on puisse dire...
6 avril 2015
Val McDermid et Ian Rankin - QDP 2015
Qu'est-ce que se sentir écossais ?
VM : L'histoire est différente, la culture est différente, le mode de vie est différent, la politique est différente la langue est différente. Nous parlons anglais, mais différemment. La sensibilité aussi est particulière. On parle volontiers du "Caledonian antisizygy", cette dualité sur laquelle le poète Hugh Mac Diarmid a réfléchi et écrit. Et c'est vrai : nous sommes un peu schizophrènes : d'un côté une obsession pour la culpabilité, le travail, la défiance vis-à-vis du plaisir; de l'autre, un vrai sens de la fête, des histoires, de la boisson. Tout cela est rassemblé en nous, ce qui nous rend très différents des Anglais.
IR : Oui, bien sûr. Si vous parlez à des auteurs de polar écossais, ils vous diront qu'ils sont inspirés par des romans comme Dr Jekyll et Mr Hyde de RL Stevenson, ou bien Les confessions d'un pécheur justifié de James Hogg, des livres qui traitent de ces émotions conflictuelles. Le polar ne nous a pas forcément été enseigné par Agatha Christie ou Raymond Chandler, mais par des romans gothiques des siècles précédents. Mais si on écoute les enregistrements de Conan Doyle, dont on oublie souvent qu'il était écossais, on s'aperçoit qu'il avait un accent écossais très prononcé. Bien qu'il ait quitté l’Écosse dès qu'il l'a pu, ce qui est fréquent. Robert Louis Stevenson, lui aussi, a quitté l’Écosse très jeune. Comme Muriel Spark. Beaucoup partent, certains reviennent...
1 avril 2015
Ian Rankin, l'interview en roue libre - Millésime 2015 ! QDP 2015
20 septembre 2014
Ian Rankin, Debout dans la tombe d'un autre : le retour de John Rebus
Rebus a besoin d'une cigarette. Moi aussi. Mais lui a un paquet dans sa poche, moi pas... Et il a la gentillesse de nous expliquer d'emblée le titre du roman. Qui est aussi, en version originale, celui du titre d'une chanson de Jackie Leven, ami disparu de Rankin, à un mot près : "Standing in another man's grave" est en réalité "Standing in another man's rain". C'est ce que constate Rebus en lisant la pochette du CD... "Grave" (la tombe), "Rain", (la pluie)... les deux vont bien, après tout.
21 septembre 2013
Conversation avec Ian Rankin : de Malcolm Fox à John Rebus, un univers d'écrivain
Dans ce livre, on a le sentiment que vos priorités sont le passé, la mémoire et la famille.
Oui, la famille bien sûr, mais aussi la politique. Les changements politiques en Écosse, la façon dont ils se sont déroulés. Toute l'histoire vient de faits réels, la mort de l'avocat William McRae qu'on a retrouvé dans sa voiture, une balle dans la tête. Dans les années 80, il y avait en Écosse des gens qui étaient persuadés que la seule voie vers l'indépendance, c'était d'imiter les méthodes terroristes de l'Irlande du nord. La peur, la violence. Nous sommes partis de là, et aujourd'hui le processus politique nous a amenés plus près de l'indépendance que nous ne l'avons jamais été. En 364 jours, l’Écosse a gagné son autonomie.
20 septembre 2013
Ian Rankin et "Les guetteurs", une intrigue politique, un héros qui monte en puissance

10 septembre 2013
Ian Rankin signe une "novella" inspirée par Rory Gallagher !

L'objet, futur collector à coup sûr, sort au Royaume-Uni le 28 octobre.
Et nous, le 21 septembre, nous trouverons en librairie le petit nouveau de Rankin, Les guetteurs (Le Masque). Et c'est du très bon Rankin. On y revient bientôt, vous me connaissez.
Source : Mirror