On connaît Thierry Marignac pour ses romans noirs salutaires car hors pistes, pour un certain courage doublé d'un sens certain de la provocation et de l'indépendance, pour un style qui navigue entre arabesques et sobriété parfois brutale, sans oublier les coups de griffe qui remettent quelques pendules à l'heure. Déjà, dans Cargo sobre (paru chez Vagabonde en 2016), il s'était livré à une forme d'autobiographie, la seule qui lui convienne : celle des rencontres, des amitiés, des fraternités littéraires nouées au fil des années et des voyages. Photos passées, avec ce jeu de mots qui lui sert de titre, serait-il une suite à Cargo sobre ? Oui et non : ce livre-là puise ses origines dans un événement familial survenu en 2022 : en février, Thierry Marignac reçoit de sa tante des photos retrouvées dans les archives de sa mère. Celles qu'on voit sur la couverture du livre.
L'actualité totalement subjective du roman policier et du roman noir, films, salons, rencontres avec des auteurs,...
Affichage des articles dont le libellé est Thierry Marignac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thierry Marignac. Afficher tous les articles
9 novembre 2023
15 février 2022
Pavel Kreniev, La Neuvième cible : une histoire vraie, réel et géopolitique
Malgré son titre et son sous-titre (Sniper contre sniper), La Neuvième cible n'est pas la dernière production américaine pleine de bruit, de fureur... et de vide. Pavel Kreniev est un romancier reconnu, vice-président du conseil d’administration de l’Union des écrivains de Russie; son œuvre a été récompensée par de nombreux prix littéraires et traduite dans plusieurs langues. Avec La Neuvième cible, dont l'histoire est inspirée de faits réels, il réalise le tour de force de nous mettre face à un cas d'école géopolitique tout en nous racontant un destin tragique, véritable roman noir.
Nous sommes en 1992, en Transnistrie. Un État aujourd'hui encore considéré par les instances internationales comme faisant partie de la Moldavie. A l'époque, l'URSS vient de s'effondrer, et la région constitue un enjeu convoité à la fois par la Moldavie, la Russie et la Roumanie. L'Ukraine est également frontalière...
31 août 2021
Thierry Marignac, "Terminal croisière" : le retour de Thomas Dessaignes, interprète et traducteur
On ne s'étonnera guère que Thierry Marignac ait choisi un bateau comme cadre de son nouveau roman : depuis A quai jusqu'à Cargo Sobre, où l'auteur traversait l'Atlantique à bord d'un porte-conteneur, l'homme nous a démontré que l'univers flottant est propice à des décalages et à des dérives tout à fait romanesques. Le lecteur assidu retrouvera avec plaisir une vieille connaissance, Thomas Dessaignes, interprète et traducteur, dont on suit la vie aventureuse depuis Renegade Boxing Club et Milieu hostile. Chassez le naturel, il revient au galop : Dessaignes ne peut pas s'empêcher de fourrer son nez là où il ne faut pas. C'est ainsi qu'il est devenu informateur pour l'Opérateur, et qu'il met à profit sa présence à Bruxelles pour tendre l'oreille et débusquer des informations susceptibles de satisfaire son exigeant client, contre rémunération bien entendu. En cette fin de mois d'août, c'est à Anvers qu'il est accueilli, au débarquement d'un bateau de ligne transformé en navire de croisière. On l'attend, ou plutôt "ils ne m'attendaient pas spécialement moi, avec ma culture encyclopédique, mes bonnes manières terriblement régence et mon découvert endémique à la banque. Ils attendaient ma fonction professionnelle." Il pleut, il fait chaud, Dessaignes est accueilli par un jeune flic athlétique. Il s'agit de servir d'interprète pour l'interrogatoire d'un ressortissant parlant tchétchène et russe. Et qui n'est pas totalement inconnu de notre héros, puisqu'il l'a déjà croisé au bureau d'Etat-Civil de la mairie de Bruxelles. Pour l'heure, on a trouvé sur lui 500 grammes d'opium brut... Et on ne tarde pas à découvrir que son voyage est commandité par Omega 8, une société d'ingéniérie financière. Étrange... L'interrogatoire commence, et sent le vécu : l'auteur a une certaine expérience de la fonction d'interprète dans un cadre comparable.
11 août 2021
Albert Likhanov, Naître personne : comment devenir un gangster russe en 15 chapitres
Drôle de texte que ce roman, résultat des confidences anonymes d'un gangster russe recueillies par Albert Likhanov, journaliste, scénariste et écrivain prolifique, auteur de plusieurs romans traduits en français. L'homme est également engagé dans la cause des orphelins et la défense des droits de l'enfant, ce qui explique sans doute son intérêt pour l'histoire qu'il nous raconte : celle d'un orphelin de père et de mère devenu gangster grâce à une rencontre de hasard. Le jeune héros du roman s'appelle Koliek, mais tout le monde l'appelle Koltcha, vu qu'à l'internat, "il y avait trente Koliek sur les deux cent cinquante âmes vivant sur place." On l'appelle aussi La Hache, à cause de son nom de famille : Hachorov. On l'a compris: Koltcha est orphelin et vit avec ses pareils dans un internat d'état, dans une ville de taille moyenne. En ce début des années 90, la pauvreté fait des ravages, et de nombreux gamins sont abandonnés par une mère seule, accablée par la misère, l'alcool et les expédients qui permettent à une femme seule de survivre. De temps en temps, les "p'tites mères" viennent rendre visite à leur progéniture, et se donnent du courage en s'envoyant un petit verre. Souvent aussi, elles s'en abstiennent. Koltcha, lui, n'a jamais aucune visite, ignore tout de ses origines et, en apparence, s'en fiche royalement. Il vit à l'internat depuis l'âge de trois ans...
6 septembre 2019
Thierry Marignac, l'interview en roue libre autour de "L'icône"
![]() |
| Photo DR |
L’icône vient de paraître chez Equinox / Les Arènes, et Thierry Marignac
s’est prêté de bonne grâce à l’interview en roue libre, qui est aussi
une interview fleuve, certes, mais comment faire autrement avec un
romancier aussi amoureux de l'écriture, et passionné par la marche du
monde ? Merci à lui, vraiment.
Voyage permanent, passé-présent, est-ouest, c’est la première impression qu’on ressent quand on vient de refermer L’icône. Comment ce roman a-t-il été conçu ?
De façon assez inhabituelle pour moi. D’habitude, je travaille de façon plutôt soviétique : je fais un plan, puis je colle au plan. Et quand je suis dans une impasse, je relis le plan et j’essaie d’y trouver quelque chose de nouveau. Si je ne trouve rien, je réécris le plan. C’est ma méthode habituelle pour ne pas avoir affaire à ce qu’on appelle l’inspiration – je n’y crois pas. Là, je n’ai pas procédé comme ça. J’aime bien les structures éclatées – dans A quai, je naviguais entre l’histoire de l’interprète et celle de l’immigré. Ce qui m’évite de me confronter à ces affaires d’inspiration : quand je suis fatigué d’une histoire, je me tourne vers l’autre. Et le temps de revenir, le travail inconscient s’est fait.
5 septembre 2019
Thierry Marignac, "L'icône": l'amour, les vainqueurs et les vaincus
Trois ans déjà depuis la sortie de Morphine Monojet et de Cargo Sobre. On ne peut pas dire que Thierry Marignac accable ses lecteurs sous le rythme effréné de ses publications ! Aujourd'hui, c'es Equinox / les Arènes qui publie son nouveau roman, L'icône, lui offrant le luxe d'une couverture signée Liberatore.
Brighton Beach, le quartier russe de New York. Le Conseiller regarde la mer : "Par la fenêtre de cette femme, on voyait les bassins d'eaux calmes, puis, au-delà des grues et des portiques, les tankers et les cheminées de la raffinerie. Quand un navire mouillait à l'ancre au terminal Croisière, on ne voyait rien." Romantique, nostalgique, déprimé ? Aucun de ces adjectifs ne convient à cet homme-là, car chez Thierry Marignac, les vies sont bien trop riches et complexes pour se dissoudre dans la banalité... Le Conseiller tient son nom - le seul qu'on lui connaîtra - à son histoire et à ses fonctions d'autrefois. Si ce Français d'un certain âge vit là, à Brighton Beach, ça n'est évidemment pas un hasard. Cet homme-là vit, avec "cette femme" une drôle d'histoire. Une histoire d'amour ? Peut-être. "Elle s'abstenait de lui donner la chasse jusque dans ses hauts-fonds dont elle affectait de ne rien soupçonner (...) La plupart du temps, le Conseiller s'en contentait."
25 avril 2017
Andreï Doronine, l’interview en roue libre
Andreï Doronine est un sacré personnage... L'allure d'un lutin capable d'apparaître et de disparaître à volonté, l'expression étonnée et un peu méfiante de quelqu'un qui se demande ce qu'on lui veut, et puis finalement, finalement... Andreï Doronine est, surtout, un auteur singulier, et sa parole est à la hauteur de ses mots sur le papier, ce qui n'est pas peu dire (voir ici la chronique de son Transsiberian Back2Black). Après avoir lu des extraits de son recueil de nouvelles pour les lecteurs de la Librairie du Globe, il a bien voulu se prêter au jeu des questions et des réponses, qu'il en soit remercié. Un grand merci aussi à son traducteur et directeur de collection, Thierry Marignac, qui a su faire passer bien davantage que des mots, et à Pierre Fourniaud, son éditeur, pour avoir permis cette rencontre... et participé activement à l'interview.
19 avril 2017
Andreï Doronine, "Transsiberian Back to Black" : drôle comme la mort
Qui est donc Andreï Doronine ? La quatrième de couverture du livre nous donne peu d'indices : né en 1980, ex-toxico, époux d'Olga Marquez, chanteuse d'un groupe de musique populaire en Russie et en Ukraine. Voilà. Rien qui laisse vraiment soupçonner la nature des textes qui s'offrent à nous dans ce Transsiberian Back to Black, recueil de nouvelles noires qui vient rejoindre ses prédécesseurs signés Kozlov et Constantinov dans la collection Zapoï, qui n'a probablement pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs.
Transsiberian Back to Black, c'est un peu comme une parade de cirque. Les histoires qui y sont racontées nous font peur, nous glacent le sang, et finalement, à notre grande honte, nous font sourire. Tout comme au cirque, on a beau craindre pour l'acrobate ou le dompteur, c'est un plaisir coupable qui gagne. Tout comme au cirque, les odeurs sont fétides, on respire les effluves du sang et des sueurs froides, et pourtant on reste là, fasciné, conscient d'avoir devant nous, sous les mots, un objet singulier, dérangeant, touchant, et dénué de toute pose littéraire.
29 novembre 2016
Vladimir Kozlov, l'interview en roue libre
Guerre, de Vladimir Kozlov, vient de paraître à la Manufacture de livres, dans la nouvelle collection Zapoï. Je vous ai déjà confié ici tout le bien que j’en pensais. La tentation était grande d’en savoir davantage sur l’auteur d’une œuvre aussi originale et révélatrice. Pas de déception : à travers ces quelques questions, et surtout leurs réponses, on comprend vite que l'homme est fidèle à l'auteur: direct, concis, précis et déterminé.
Thierry Marignac, le traducteur de Vladimir Kozlov, a bien voulu continuer à jouer les passeurs pour cette interview. Merci à lui pour sa traduction et ses conseils, merci à Vladimir Kozlov pour ses réponses et sa réactivité.
28 octobre 2016
Vladimir Kozlov, "Guerre" : un roman-film magistral
2012, dans une ville de province russe. Des personnages. Ou plutôt des groupes de personnes. Des lieux, cliniquement décrits. Des faits, racontés par plusieurs biais narratifs : des articles de la presse locale, des extraits d'un mémoire d'étudiante en politologie, des conversations, voire des interrogatoires. Le style Kozlov, immédiatement identifiable à sa sobriété redoutable, sa distance glaçante, sa précision et son approche cinématographique du récit. Ce roman s'appelle Guerre, et il est aussi âpre que le laisse redouter son titre.
Dans ses deux précédents romans traduits en français par Thierry Marignac, Racailles et Retour à la case départ, Vladimir Kozlov nous avait préparés au choc littéraire que constitue la lecture de Guerre. Dans Retour à la case départ, déjà, il avait pris le parti de démarrer chaque moment du roman, comme dans un scénario, par quelques lignes précisant le lieu, la date, l'heure et ... la musique. Histoire de ne pas perdre de temps et d'énergie à fournir des descriptions qui détournent le lecteur de ce qui compte vraiment... Chez Kozlov, punk authentique s'il en est, la musique a une importance prépondérante. Dans Guerre, si la musique est là, elle l'est moins explicitement: elle fait partie de l'atmosphère, de la vie tout court.
Dans ses deux précédents romans traduits en français par Thierry Marignac, Racailles et Retour à la case départ, Vladimir Kozlov nous avait préparés au choc littéraire que constitue la lecture de Guerre. Dans Retour à la case départ, déjà, il avait pris le parti de démarrer chaque moment du roman, comme dans un scénario, par quelques lignes précisant le lieu, la date, l'heure et ... la musique. Histoire de ne pas perdre de temps et d'énergie à fournir des descriptions qui détournent le lecteur de ce qui compte vraiment... Chez Kozlov, punk authentique s'il en est, la musique a une importance prépondérante. Dans Guerre, si la musique est là, elle l'est moins explicitement: elle fait partie de l'atmosphère, de la vie tout court.
22 octobre 2016
ZAPOÏ, collection enivrée et enivrante, la Russie contemporaine en noir et rouge
Zapoï : nom russe masculin qui désigne une période d'ivresse continue, de deux jours ou plus, pendant laquelle on est exclu de la vie normale.
ZAPOÏ, c'est une nouvelle collection passionnante qui fait son entrée dans le paysage littéraire. De la fiction et de la non-fiction russe, c'est gonflé... Et pourtant, on sait tellement peu de choses sur ce qui se passe réellement en Russie depuis 30 ans qu'il était temps qu'un éditeur se penche sur la question. Cette collection est née d'une rencontre, celle d'un éditeur, Pierre Fourniaud (La Manufacture de livres), et d'un auteur-traducteur qui est aujourd'hui son directeur de collection, Thierry Marignac. Deux noms qui sont familiers à tous ceux qui s'intéressent à la littérature, quelle que soit sa couleur... La collection démarre fort, avec le roman de Vladimir Kozlov, Guerre, et le livre d'Andreï Constantinov, Banditsky Petersbourg.
J'ai voulu en savoir plus sur ce que ces deux-là avaient derrière la tête. Voici donc une interview en roue libre, vraiment. Avec de belles histoires dedans...
| Thierry Marignac et Pierre Fourniaud, les coupables |
J'ai voulu en savoir plus sur ce que ces deux-là avaient derrière la tête. Voici donc une interview en roue libre, vraiment. Avec de belles histoires dedans...
21 février 2016
Thierry Marignac : "Cargo sobre", vogue la mémoire
S’il faut vraiment choisir un genre pour Cargo sobre, ce sera celui du journal de bord. Si vous avez lu Morphine Monojet (la chronique infiltrée est ici), vous trouverez dans ce petit livre, entre autres, de quoi assouvir votre curiosité sur le contexte, l’auteur et les personnages du roman. Si vous ne l’avez pas lu, vous aurez envie de le lire. Voilà, c’est aussi simple que ça. Le livre est, comme d’habitude chez Vagabonde, d’un joli format, avec des marges harmonieuses, une typographie aussi sobre que le demande le titre, un papier d’une belle tenue, et une couverture parfaitement en accord avec le contenu.
En 2013, Thierry Marignac, pour filer la métaphore marine, est au creux de la vague. Dans ces moments-là, il faut une rupture totale avec la vie qui va mal, et le monde qui n’a rien de réconfortant. Marseille – New York en porte-conteneurs, sur un bateau où l’alcool est interdit : une rupture en forme de cure. Si l’oubli était au programme, il est vite oublié.
En 2013, Thierry Marignac, pour filer la métaphore marine, est au creux de la vague. Dans ces moments-là, il faut une rupture totale avec la vie qui va mal, et le monde qui n’a rien de réconfortant. Marseille – New York en porte-conteneurs, sur un bateau où l’alcool est interdit : une rupture en forme de cure. Si l’oubli était au programme, il est vite oublié.
22 janvier 2016
Thierry Marignac, "Morphine Monojet" : Le retour du fils perdu?
LA CHRONIQUE INFILTRÉE
Depuis Milieu hostile (voir ici), paru en 2011, silence radio côté Thierry Marignac. En juin 2015, un signe : l’heureuse réédition par ActuSF de son premier roman, Fasciste (voir là la chronique et ici l'interview). C’est dire si ce début d’année 2016 va réjouir les inconditionnels et, espérons-le, ravir les lecteurs qui n’ont pas encore eu l’occasion de lire ce romancier rare, sans concession, styliste incomparable. Deux parutions : Morphine Monojet aux éditions du Rocher, et le mois prochain, Cargo Sobre, chez Vagabonde.
Alors voilà notre chronique « infiltrée » : j’ai demandé à Thierry Marignac de la lire et d’intervenir quand ça lui chantait. C’est exactement ce qu’il a fait, et voilà le résultat, que je trouve pour ma part franchement passionnant. On n'est jamais si bien servi...
Alors voilà notre chronique « infiltrée » : j’ai demandé à Thierry Marignac de la lire et d’intervenir quand ça lui chantait. C’est exactement ce qu’il a fait, et voilà le résultat, que je trouve pour ma part franchement passionnant. On n'est jamais si bien servi...
Guide de lecture : en noir, la chronique. En bleu, les interventions de l’auteur. Ah oui, j’allais oublier la règle du jeu : entre le moment où j’ai terminé la chronique et celui où j’y ai ajouté les commentaires, le texte n’a pas bougé d’un iota. Chronique infiltrée, certes, mais pas sous influence…
Aujourd'hui, avec Morphine Monojet, une fois de plus, l'homme déconcerte, et c'est bien...
Quand on écrit un nouveau roman, il faut toujours essayer d’aller plus loin que la fois précédente. C’est une remise en question perpétuelle. De même que dans À quai, je m’étais imposé la contrainte du huis-clos, dans Fasciste celle du discours politique, dans Morphine Monojet, je me suis imposé celle d’un roman dont l’action se déroule en trente heures. Il faut toujours un défi supplémentaire, sous peine de s’ennuyer, donc d’ennuyer le lecteur, et c’est le lecteur qui compte.
24 décembre 2015
Un cadeau de Noël signé Thierry Marignac
L'esprit de Noël a encore frappé ! Quand on vous offre un cadeau, au Blog du polar, on n'y va pas par quatre chemins : on demande à Thierry Marignac de s'y coller. Et voilà, une nouvelle inédite rien que pour vous. Un énorme merci à lui.
Bon, on ne va pas vous cacher qu'on est un peu loin du consensuel... Joyeux Noël !
Bon, on ne va pas vous cacher qu'on est un peu loin du consensuel... Joyeux Noël !
La nuit où on a largué le cadavre
Ah ! La belle soirée ! Pour patienter jusqu'à la sortie, en janvier 2016, de son nouveau roman, Thierry Marignac nous
offre cette nouvelle qui décape, et le style étourdissant qui va avec. Ce texte, que d'aucuns
déconseilleraient sans doute aux moins de 18 ans, outre son humour
ravageur et son réalisme déconcertant, présente un avantage moral :
personne ne peut prétendre qu'il est prosélyte. On dira même qu'il
constitue une véritable entreprise de dissuasion. N'essayez pas de reproduire chez vous cette soirée lamentable. Vous pourriez le regretter...
Télécharger et lire la nouvelle
Profitez-en pour lire les interviews de Thierry Marignac :
- Thierry Marignac romancier
- Thierry Marignac traducteur
et les chroniques de ses romans : Fasciste - Milieu hostile
Télécharger et lire la nouvelle
Profitez-en pour lire les interviews de Thierry Marignac :
- Thierry Marignac romancier
- Thierry Marignac traducteur
et les chroniques de ses romans : Fasciste - Milieu hostile
14 juin 2015
Polar à la plage 2015 : Le Havre, ville du polar pour un week-end
6 juin 2015
Thierry Marignac : l'interview en roue libre
La nouvelle édition de Fasciste étant une bonne nouvelle en soi, c'était aussi l'occasion de rencontrer un auteur que j'aime depuis longtemps, et qui depuis 2011 et Milieu hostile était un peu aux abonnés absents. Alors bien sûr, l'absence ayant au moins l'avantage d'engendrer le désir, les questions se bousculaient. Ajoutez à cela la certitude d'avoir affaire à un romancier qu'il faut absolument lire et relire, à un talent qui dépasse largement les frontières du noir et du polar, et vous obtiendrez une interview généreuse, avec un auteur qui y va fort, qui secoue un certain nombre de cocotiers, et qui finalement, avec une fraîcheur juvénile, parle avec passion souvent, colère parfois, de son écriture et de sa drôle de vie d'écrivain.
Thierry Marignac, "Fasciste": genèse d'un fasciste ordinaire
Si vous n'aviez pas l'âge d'acheter des livres en 1988, vous avez une bonne excuse. Dans le cas contraire, vous êtes impardonnable. Et pourtant, la vie vous donne une deuxième chance. Dans le cadre d'une nouvelle collection, Hélios noir, les éditions ActuSF rééditent ces jours-ci le roman qui valut à son auteur, au moment de sa publication chez Payot, la vindicte de ses confrères auteurs. Republié un an plus tard par Presses Pocket, ce livre maudit restera sinon confidentiel, du moins... discret. Son titre : Fasciste. Son auteur : Thierry Marignac. Fasciste. Un mot qui résonne étrangement dans nos petites têtes maintenant habituées à la banalisation d'une certaine extrême-droite. Un mot qui, au moment de la sortie du livre, ressemblait à une sorte de blasphème.
25 novembre 2011
Thierry Marignac, un "Milieu hostile" qui ne vole pas son titre

Inscription à :
Articles (Atom)








